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mercredi 19 juin 2019

Semaine 25

Trop de froid. Trop de pluie. Trop de chaud. On ne sait plus comment s’habiller. En fait si on le sait puisque c’est costard cravate souliers vernis chaque jour que Dieu fait (oui avec une majuscule).

L’été c’est pas si mal sauf que dormir la fenêtre ouverte relève d’un combat de tous les instants. Envie de meurtre sur les caniches des voisins. Envie de torturer les mecs qui passent avec leurs enceintes portables connectées super basses dolby surround dans la rue à 3 heures du matin. Envie de crucifier les conducteurs des voitures qui décollent sur le dos d’âne placé pile poil en dessous des fenêtres de la chambre. Mais sinon je vais bien.
Je lis le dernier livre dont on ne sait pas trop ce qu’il est de Bret Easton Ellis. C’est toujours embarrassant de s’apercevoir qu’un artiste, auteur ne colle pas avec l’image que l’on se fait de lui. En fait ce mec est juste un gros beauf suffisant qui ne comprend pas le monde dans lequel il vit et qui fait part de ce qu’il considère comme ayant été un âge d’or dont il était partie prenante.
Maintenant que le mec a pris de la bedaine, a amassé un paquet de pognon le voilà qui peut ricaner sur les droitsdelhommiste comme disant les fachos chez nous et sur les libéraux comme disent les trumpistes là-bas. Bref je ne sais pas si j’arriverai au bout de ce pensum prétentieux et finalement un peu raciste je crois (même si le livre est tellement confus qu’en fait je n’en suis même pas sûr).
Le chat nous débarrasse des mouches. J’ai peur qu’il ingère une abeille. Du coup ce serait con car il tuerait une abeille qui est le dernier rempart avant l’effondrement de la biodiversité et lui-même par la même occasion.
Je me suis fait violence, je porte aujourd’hui pour la première fois un des deux costumes que j’ai acheté dernièrement. C’est con mais il me faut du temps avant de porter des habits neufs. J’ai peur de les abîmer.
Deux semaines que le producteur de légumes à des tomates. C’est le retour des salades.
J’ai signé sur le site gouvernemental pour l’organisation d’un référendum sur la privatisation envisagée d’ADP. Ne manque plus que 4 699 999 signatures. N’hésitez pas.
Samedi je retourne voir Myyyylène à L’Arena the last and maybe…
Fera t-il beau pour la Gaypride ? Fera t-il beau le 13 juillet ? Pour le moment on attend l’orage.

Chat qui dort sur fauteuil crapaud
Rue des Rosiers - Saint Ouen
Mylène Farmer - 15 juin 2019
Mylène Farmer - 15 juin 2019

mardi 16 avril 2019

... Y'a la maison qui brûle...


Le temps joue à saute-mouton. Un jour du soleil. Un jour du gris. Un jour de la pluie. Un jour du froid. Un jour du chaud. On ne sait plus trop bien comment s’habiller. Couper le chauffage ou non. Fermer les volets ou pas. Pas encore la fin de l’hiver. Pas encore le début de l’été. C’est peut être ça que l’on appelle le printemps. Une saison où les arbres sont en fleurs, fragiles, et qu’une averse en quelques minutes vient gâcher. Tout le monde aime le printemps. Comme un renouveau après le froid, l’humidité et les jours courts. Je préfère l’été. C’est plus franc du collier comme saison. Le printemps est plus traitre, limite sournois.
Comme si une catastrophe n’arrivait jamais seule voilà qu’à chaque évènement Twitter se pare de ses plus belles plumes et que chacun essaie de trouver la bonne formulation, le bon dessin pour exprimer non pas ce qu’il ressent mais plutôt ce qu’il est convenable de ressentir, le tout enrubanné de « jolis » mots et de formules qui n’en sont que vaseuses.  
Notre Dame de Paris en a fait les frais. Avant y’avait Plantu qui donnait le top départ du mauvais goût. Maintenant y’a les dessins et les « pray for… » de Twitter. Il y a pourtant quelque chose de troublant à se dire que nombre d’entre nous ne verrons plus jamais la cathédrale telle qu’elle était ou alors d’en haut, ou d’en bas selon le point de vue sur la vie au-delà du trépas.
J’ai téléchargé une application sur les livres que je lis. C’est bien ça permet de faire des statistiques. Des listes. Bref de rationnaliser puisque nos jours sont comptés. Huit livres en janvier, cinq en février, trois en mars et pour l’instant deux en avril. Dix-huit en tout. Le rythme se réduit. J’ai lu 5 626 pages et il m’en reste donc 1 363 à lire si j’en crois l’application qui compte les pages des livres sur ma table de nuit.
Mon téléphone vient de biper. Une notification. 700 millions d’euros sont déjà collectés moins de 24 heures après le début de l’incendie pour reconstruire Notre Dame. 700 millions en quelques heures. Ça laisse rêveur sur ces grandes fortunes qui planquent leur argent bien au chaud et qui le lâchent au gré de leur bon vouloir. Ça laisse songeur sur les milliards qui échappent à tout contrôle. Gageons que tout cet argent engagé sera déductible des impôts de ceux qui nous en feront grâce. Belle campagne de communication qui ne coûtera quasiment rien à ceux qui se font fort d’être généreux avec notre argent.
Ne croyez pas que ça m’énerve en vrai je m’en fous. Un lot de consolation, car on n’en est pas moins humain, l’incendie nous aura épargné la poudre de Perlimpim que le ravi de la crèche n’aurait pas manqué de nous balancer à la figure. Et la poudre ça pique les yeux.


Rue des Rosiers - Saint Ouen

lundi 15 avril 2019

Tourner en rond

Un vendredi en congés. La visite du Sénat. L’avoir pour soi. Sentiment bizarre de déambuler dans une grande maison vide, symbole, même suranné, même dévoyé de la démocratie. Déjeuner dans un salon sous les ors de la République. Charmant moment. Croiser Benoit Hamon surgi au détour d’un couloir se rendant aux toilettes. Avoir confirmation qu’il se lave bien les mains avant de quitter les toilettes. C’est décidément un mec bien en tout point.
Rester 30 minutes dans les travées de l’hémicycle et se repaître des noms actuels ou anciens, illustres ou inconnus qui se sont assis dans ces fauteuils adaptés au séant plus ou moins impotent. 
Finir par un tour aux jardins et par la visite de Saint Sulpice.
Le lendemain rester au lit. Fiévreux. Sortir le soir. A Saint Cloud. Autre perspective sur la ville. La beauté, définitivement, se paie. Je m’en passe.
Un dimanche aux Puces. Un dimanche qui file trop vite. Et l’angoisse du lundi. Toujours cette fichue angoisse qui monte à mesure que le soleil décline. La boule au ventre qui revient. La semaine devant soi qui semble interminable. L’absurdité de se dire que l’on court après ces deux jours de congés et que l’on est en apnée les 5 jours qui les précédent ou qui se succèdent. Le prochain week-end durera trois jours. C’est toujours ça que la boule au ventre n’aura pas.
Ce soir Macron va s’exprimer. Avant je serais resté scotché devant la télé pour suivre ce moment. Mais ça c’était avant. Aujourd’hui je m’en contrefiche. Je lirai demain les commentaires dans les journaux. Le journal. Libération. Et basta. Ne pas entendre le son de sa voix. Il m’insupporte.
Demain mardi. Plus que quatre jours.






jeudi 6 avril 2017

Soleil

Magnifique lever de soleil sur #SaintOuen ce matin et le stade Bauer. Et pourtant ce magnifique lever de soleil devait être le même en Syrie ce matin. Nous partageons la même terre, le même soleil, le même ciel et pourtant la vie là bas s'est arrêtée alors qu'ici le printemps arrive. Je n'arrive pas à poser un œil sur la couverture de Libération ce matin. Sentiment de culpabilité, sentiment d'impuissance. Finalement oui c'est ça, honteux d'être heureux.

jeudi 16 mars 2017

Pont nauséabond

Une "clause Molière" en voilà un tout joli nom emprunté à l'imaginaire théâtral et littéraire pour une mesure s'apparentant à la mise en oeuvre de la préférence nationale, pilier programmatique du Front national. 
Une "clause Molière" mise en oeuvre par un certain Wauquiez et une certaine Pécresse. Le racisme érigé en politique régionale sous couvert, sous couvert, sous couvert... dont ne sait quoi tant le racisme est ici décomplexé...
La droite qui n'a plus rien de républicaine. La droite qui lèche les bottes de l'extrême droite sans aucune honte.
La droite qui se radicalise sous l'effet d'un Fillon qui s'accroche à sa candidature soit disant contre un système imaginaire dont il pourrait être pourtant le meilleur exemple lui qui vit de la politique depuis qu'il est en age de travailler.
La droite a définitivement perdu tous ses repères et s’enfonce dans la légitimation du programme du FN. Elle n'est plus un rempart mais plutôt la passerelle vers la xénophobie et le rejet de l'autre. 

mercredi 25 janvier 2017

Main dans le pot de confiture

Donc le Monsieur avec des valises sous les yeux portant haut et fier le Barbour et la veste matelassée vient de se faire prendre en flagrant délit d'emploi fictif pour sa femme et d'emploi de complaisance dans la boîte d'un ami. Pour un mec qui se gargarise à longueur de temps de vouloir réduire la dépense publique c'est assez cocasse. Pour un mec qui entend mettre un terme aux castes et profiteurs c'est carrément grotesque. Bref paf sur les doigts, la probité n'est donc pas non plus à chercher de ce côté là ce qu'au final nous ne doutions pas. Quel plaisir de voir sa mine contrite des mauvais jour, obligé de parler de misogynie alors que lui même un beau spécimen dans le genre. Bref, je me marre, je me gausse. Le père la pudeur pris en flagrant délit de troussage de domestique. Je jubile. Et ça fait un bien fou de rire. Moi ça me détend. 

jeudi 19 janvier 2017

Dimanche je (pense que) vais voter

Bon allez ok, tout bien réfléchi je vais aller voter à la primaire de la gauche. En premier lieu pour emmerder une partie de la droite arrogante et un Fillon que je ne supporte pas avec ces airs suffisants de celui qui sait mieux que tout le monde. Un tour quotidien sur son compte Twitter me conforte chaque jour un peu plus sur la dangerosité de ce mec. Ensuite pour tenter de pousser la candidature d'un Hamon finalement assez proche des écolos. Ensuite pour dire à nouveau qu'il existe encore des gens de gauche dans ce pays qui ne se reconnaissent ni dans Mélenchon qui fait de la politique comme les autres (genre je sais, je vais vous gouverner, laisser moi faire je sais mieux que vous, et j'emmerde les allemands alors que moi je les aime bien les allemands) ni dans un Macron qui n'est ni de droite ni de gauche pour lui mais qui a mené une politique... de droite lorsqu'il bossait au cabinet d'Hollande ou au Ministère de l'économie.

Voilà, on va dire que je vais me faire plaisir. Une petite baffe à Valls, Un taquet aux autres. Un encouragement à Hamon. Et un grand merde à la droite.

Je garde donc les Verts et Jadot pour mon vote au 1er tour des Présidentielles, mais avant je passe par la case "socialistes" dimanche (si je ne change pas d'avis d'ici là).

mercredi 2 décembre 2015

Fatigue


Quand j’étais petit, j’étais pas grand (ouais), mais surtout j’adorais les émissions politiques. Je n’ai jamais été totalement normal j’en conviens. D’aussi loin que je m’en souvienne je lis le journal. Je dévorais « l’Evénement du jeudi » et le Nouvel Obs’ dès la 4ème ou la 3ème. Dès la seconde je me suis mis à lire Libération chaque jour et depuis ce rituel ne m’a pas quitté. Une journée sans mon journal et il me manque quelque chose. Puis ce fut Charlie que les premiers temps je cachais sous mon lit parce que j’avais peur que mes parents trouvent les unes trop osées. Un prof d’histoire m’a fait découvrir le monde diplomatique, une amie de mes parents Politis…
Je n’aurais loupé l’Heure de vérité et Sept sur Sept pour rien au monde. J’aimais regarder les invités politiques du 20 heures. Je ne loupais aucun débat politique le soir. Je m’en faisais même une joie. C’est dire.
J’aimais la politique au point de devenir un militant aussi. C’est la raison pour laquelle depuis 2002 je suis adhérent des Verts. J’aimais débattre, manifester, gueuler, m’indigner, me fâcher et tenter de convaincre.
Et puis… Et puis petit à petit c’est venu. Le découragement. La sensation que quelque soit le sujet il n’était plus possible que d’entendre les éructations de quelques personnages dont le seul mérite et de savoir twitter leur haine et leur inculture.
La faute à qui ? Aux chaines d’infos en continu qui ne cherche que la petite phrase ou le « buzzzzzz » ? Aux faux débats sur ITélé ou BFM TV ? La faute à Twitter, à Facebook, à Internet ? La faute au FN ? A l’UMP ? A Sarkozy et ses sbires ? La faute au PS qui ne respecte jamais aucun de ses engagements ?
Je ne sais pas. J’essaie de ne pas en vouloir aux abrutis, aux incultes, aux imbéciles qui ne voient leurs problèmes que par le prisme de la haine qu’ils ont des autres. Mais je suis fatigué. Même le « Petit journal » qui me faisait marrer m’insupporte avec son côté bien pensant cool jeune youhou on est jeune et trop cool !
Du coup allumer une télé devient un geste insurmontable (d’autant plus que je n’en ai pas j’en conviens). La radio est une torture et je n’arrive plus qu’à me laisser bercer par la douceur de France Culture. Internet me semble aussi terriblement violent et insignifiant. Les commentaires me glacent. La montée inexorable du vote FN que rien ne semble pouvoir contenir. La violence des propos. Suis-je à ce point déconnecté de la vie réelle. Pourtant j’ai le sentiment d’être en plein dedans.
J’ai juste envie de me retirer du monde. Juste un moment. Ne plus tout écouter pour mieux entendre. Prendre le temps de comprendre.

jeudi 23 juillet 2015

Retour vers le passé : 1973 et 1980


Une interview hallucinante de Jean Louis Bory qui s'entend dire par Bouvard qu'il n'existe pas "de folles poinçonneuses sur les quais du métro" ou de routiers homosexuels et qui lui dit en rigolant qu'il ne lui confierait pas son enfant de 16 ans.  
 
Quel courage a t'il fallu à cet homme pour affronter autant de bêtises si largement partagé et pour supporter les ricanements du public.
 
 

Sept ans plus tard en 1980 les mentalités du moins politiques n'avaient pas beaucoup plus évolué...

mercredi 5 février 2014

Résolution

Il y a eu le droit de conscience des maires à propos de la célébration des mariages homo. Il y a eu le renoncement au droit de vote des étrangers. Il y a eu le renoncement au récépissé relatif aux contrôles d’identité. Le renoncement à interdire les licenciements abusifs. Le renoncement s’agissant de Florange. Le renoncement à la diminution de la part du nucléaire dans le paquet énergétique. Le renoncement à la PMA, …
En revanche il y a eu le CICE. Le « pacte de responsabilité ». La poursuite des politiques de stigmatisation des Roms. La poursuite des expulsions. La poursuite de la politique pénale. La poursuite de la Françafrique. La poursuite des discussions avec les dictatures.
Son ennemi c’était la finance. En fait non son ennemi c’est la gauche manifestement. Je ne votais plus socialiste. Je l’ai fait une fois récemment c’était pour lui pour nous sortir de l’infâme Sarkozy. Et bien c’était la dernière fois. Décidément les socialistes n’auront plus jamais ma voix.

mardi 8 octobre 2013

Petite phrase


Autant vous le dire je ne traine plus beaucoup sur mon blog. Je vadrouille beaucoup plus du côté des gazouillis émis par Twitter.

Plus réactif, suscitant des réactions immédiates, ce réseau social à quelque chose de grisant. Pourtant plus le temps passe et plus je me demande si ce dernier avec Facebook ne participe pas pour une large part à la médiocrité des débats politiques en France.

Il y a de cela encore 10 ans, nous avions droit à ce que l’on appelait « la petite phrase ». Pour les plus jeunes disons qu’il s’agissait d’une vacherie, saillie, ou tout autre balancée par un homme politique le dimanche sur une antenne de télé, de radio ou sur le JDD.

Cette petite phrase nourrissait le débat politique du lundi en faisant la une des journaux du lendemain et alimentait le débat politique pour toute la semaine. Jusqu’à la prochaine « petite phrase » du dimanche suivant. Et ainsi de suite.

Avec Twitter et Facebook, la petite phrase est devenue un exercice quotidien. C’est devenu un exercice de style dans lequel les hommes et femmes politiques se repaissent. Ainsi la « petite phrase » est devenue petit à petit « la pensée politique » à elle seule. Ce qui était un mot marquant devient l’essence de la pensée avec tout ce que cela suppose de raccourci, de manichéisme et de manipulation.

Et on en vient donc tous à commenter l’écume, l’accessoire et le négligeable. On s’indigne des propos racistes d’un tel, de l’insulte d’un autre, de la déclaration de l’autre. On s’empoigne et se déchire pour la galerie. En ne se rendant pas compte que c’est justement ce que recherche le rédacteur dudit tweet : faire du buzz (mot affreux que je déteste).

On ne prend pas le temps d’expliquer, de confronter, d’amender, de comprendre, d’étudier. De se poser et de tenter de démêler la complexité du Monde.

Et pendant ce temps là, le Front National avance ses pions. Pendant que l’on s’invective et que l’on réduit la pensée à zéro en se mettant au niveau des crétins du fond de la classe les successeurs des ligues fascistes arrivent à faire 40% dans une élection cantonale.

Je tremble à l’idée des résultats des prochaines municipales et plus encore des européennes à venir. Je tremble à l’évocation des compromissions qui ne manqueront pas de se produire à droite. Je tremble à l’idée des digues déjà très entamées par les Guéant, Sarkozy, Copé, Wauquiez, Fillon, Hortefeux, Morano qui ne manqueront pas de s’effondrer.

Je tremble.

mercredi 13 février 2013

Parce que ça faisait longtemps


Cette fois ci c’est la bonne. L’Assemblée nationale vient de voter le projet de loi. Reste certes l’épreuve du Sénat, des navettes, de la Commission mixte paritaire s’il y a lieu puis du retour devant l’Assemblée nationale. Pour autant le plus dur est fait. C’est fait.
Dans quelques années espérons que les Mariton, Gaino, Copé, Wauquiez, Dhuicq, Pécresse et toute la clique s’en mordront les doigts.
Pour autant j’espère que des élus « engagés » tels que NKM ne seront pas non plus épargnés. Comment peut-on s’abstenir sur une telle question. Soit on est contre soit on est pour. Ou comment flatter  un possible électorat bobo parisien tout en effrayant pas le XVIème arrondissement ? NKM n’est finalement qu’une arriviste de plus.

Donc ça c’est fait. Reste la PMA. Une prochaine fois. Ce qu’il y a de bien avec les socialistes c’est que comme ils ont peur de leur ombre on avance à pas comptés et on revient sans cesse sur les projets en fonction de l’état de l’opinion. Ne pas froisser pour durer… A ce rythme le changement n’est décidément pas pour maintenant mais pour dans 10 ans.

Sinon entre deux séances à l’assemblée j’ai lu « De là on voit la mer » de Philippe Besson. Pas mal peut être un livre pour les vieux, mais ne suis pas désormais vieux. J’ai commencé « Tout s’est bien passé » d’Emanuel Bernheim. En une soirée j’ai englouti de très nombreuses pages. Comme scotché. Je pense que je vais beaucoup aimer ce livre témoignage.

Dans une semaine nous serons sur le point de nous envoler pour la Birmanie. Tout est prêt. Apparemment Aeroflot est une compagnie constamment en retard et l’aéroport de Moscou est quasiment le champion du monde de la perte de bagage. Du coup comme nous n’avons pas envie de passer des jours à attendre nos bagages nous partirons avec le strict minimum et garderons nos valises en cabine. Ca va être sport de ne prendre que l’essentiel. Mais nous laverons sur place.

Apparemment également le nombre d’hôtels n’a pas suivi le nombre de touristes qui se rendent dans le pays. Du coup tout semble fully booked. Nous avons donc réservé une grande partie des hôtels. Même si nous n’aimons pas faire cela et préférons voyager en fonction de nos envies sur place. D’un autre côté ce ne sont que des pré-réservations car il n’est pas possible de payer par virement ou carte bleue. C’est donc juste une sécurité peu contraignante.

Encore une semaine avant de découvrir ce pays. Je compte les jours gris, les nuits froides avant de retrouver la chaleur, les odeurs, les visages de l’Asie.

Tiens le Pape raccroche. On s’en fout un peu non ?

mercredi 30 janvier 2013

Comme ça

En ces journées indéfiniment grises, je repense à cet été et notre voyage en Italie entre Emilie Romagne et Ligurie. Au camping, au ciel bleu,au Culatello di Zibello, aux Cinque Terre, à Portofino, aux petits déjeuner face à la mer...
C'est sûr. L'été va revenir.

Vernazza dans les Cinque Terre

D'ici là il va falloir se coltiner des discours haineux bien que ceux qui les profèrent se défendront du caractère homophobes. Boutin, Mariton, Mariani, Dord, Poisson, Wauquiez vont s'en donner à coeur joie. Défendant une famille qui n'a jamais existé que dans leur rêve. Une famille selon Guaino où un enfant n'aimerait pas de la même façon sa mère et son père (sic). Une famille où l'amour serait représenté par la mère et l'autorité par le père (re sic).

Heureusement ce débat permettra aussi d'entendre Chritiane Taubira qui sait parler avec raison et coeur et qui n'a de cesse de répéter les mots "Liberté, Egalité, Fraternité" et beaucoup d'autres également qui sauront rappeler à certains qu'ils ont toujours été contre. Contre le PACS, contre la pilule, contre l'avortement, contre l'abolition de la peine de mort. En fait contre toute évolution et contre le fait de faire que la société s'éloigne de la barbarie.

La droite va se ridiculiser, se boutiniser une nouvelle fois, s'empêtrer dans une bataille mandements où se révélera leur imbécillité crasse. Maintenant je m'en réjouirait presque d'avance. Il vont être absolument ridicule. D'ailleurs je pense que le générique de Benny Hill, en fond sonore des interventions des députés UMP, s'avérera tout à fait approprié. 

mercredi 16 janvier 2013

Rentrée littéraire


Je viens de finir le livre d’Olivier Adam « Les lisières ». C’est la première fois que je lisais un ouvrage de cet auteur. Impression étrange d’un livre que j’aurai pu écrire. Bien sûr pas avec le même talent. Non la simple impression de ressembler à l’auteur, au narrateur, au principal personnage. Je ne sais plus.
Une similitude sur la mélancolie qu’inspire la grande banlieue pavillonnaire. Zone indéfinie. Ni la ville ni la campagne. Des vies qui se ressemblent. Le personnage du livre en est comme moi à détester les lumières émanant des plafonniers. C’est la première fois que quelqu’un d’autre que moi exprime une telle aversion pour la lumière crue descendante. Je déteste la lumières des plafonniers tant est si bien que je multiplie les lumières indirectes partout dans la maison diffusant un très faible éclairage aboutissant au bout du compte à la quasi obscurité.

Et ce n’est pas la seule similitude entre le personnage et moi-même. J’ai beaucoup aimé ce livre même s’il n’est pas exempt d’une certaine caricature de ce que pourrait être une certaine vision de gauche de la société. Et finalement est ce que nos modes de vie ne sont finalement pas assez semblable à ceux que nous voulons à tout prix éviter. Est-ce que le fait de faire la queue durant des heures pour les brunchs de Rosa bonheur n’est pas assimilable à la queue du samedi aux caisses d’Auchan ?

Dimanche il y avait aussi manif’ dans les rues de Paris. Elle avait une sale gueule cette France là. La gueule des sous entendus homophobes sous couvert des « mais j’ai de très bons amis homos ». J’ai comme un doute. Comment pourrait-on être amis avec des gens qui vous refusent des droits. Comment pourrait-on partager un repas avec des « amis » qui considéreraient que vous ne seriez pas en capacité d’élever des enfants ? Personne n’est dupe au final du simple fait que les manifestants de dimanche fantasment sur une famille qui n’existe pas et n’a jamais existé. Chaque famille est unique et il n’existe pas un cadre qui favoriserait plus ou moins les enfants si ce n’est le désir de leur transmettre des valeurs susceptibles de les rendre heureux dans la vie.

Sinon j’ai la tête en Birmanie…

lundi 17 décembre 2012

Presque...

Vendredi soir nous avons participé à une soirée « Découverte » à Saint Ouen. En gros deux films puis un débat avec les réalisateurs.

La soirée a donc débuté par un court (moyen ?) métrage : Monsieur l’abbé en fait la lecture par des acteurs de lettres envoyées à l’abbé Viollet qui dirigeait une revue sur les comportements intimes des époux à observer au sein du couple.
Ce film est saisissant tant il met en évidence la méconnaissance mais surtout la peur des femmes et des hommes quant à leurs pratiques vis-à-vis des préceptes de l’église. Ca dure 35 minutes. Ca passe en instant. Je vous conseille ce film.

Le deuxième film que nous avons vu est le documentaire « Les invisibles ». Un formidable témoignage de sept homosexuels qui racontent leur vie, leur combat ainsi que leur vieillissement. Chaque histoire est singulière, chaque vécu est différent, selon l’origine sociale, selon que l’on soit rural ou urbain, selon que l’on ait reçu de l’instruction ou non mais ce qui est frappant c’est que chaque vécu singulier s’inscrit dans l’histoire et raconte une partie de la réalité d’aujourd’hui.

Encore un très beau film qui fait aimer les rides !

Et dimanche manif’ entre Bastille et Luxembourg. Jamais je n’aurais imaginé qu’il ait pu y avoir autant de monde par un dimanche froid et humide de décembre. Joie de simplement répondre à ceux qui caricaturent au mieux et injurient au pire. Beaucoup de monde.

mercredi 21 novembre 2012

Pompon


Il aura beau tout faire, cette affaire de liberté de conscience des maires va lui coller aux basques pendant encore un moment. Il aura beau se renier, dire que l’on a mal compris ; c’est le genre de phrase qu’il n’emportera pas au paradis.
Pourquoi ?
Pourquoi évoquer un principe qui relève de la morale en ce qui concerne un acte d’état civil donc un acte dicté par la loi d’une république laïque.
Pourquoi reconnaître à un maire, qui n’agit pas en son nom mais au nom de la république française, le droit de s’y opposer.
Il s’agit là d’une grosse gaffe ou bien d’une imbécilité crasse de la part d’une personne censée garantir l’égalité de tous devant la loi.
Il suffit donc que 100 000 braillards catholiques et quelques milliers de nervis fascistes défilent dans les rues de Paris pour que ce président socialiste invertébré en vienne à renoncer.

Ce n’est certes pas le premier renoncement. Il y a eu la TVA sociale, le récépissé pour lutter contre les contrôles au faciès, le droit de vote des étrangers, la compétitivité, le traité européen,… Mais au-delà de ces reniements c’est bien la première fois que l’égalité républicaine est remise en cause au nom de quelques manifestants trop contents de nous piétiner.

Et qu’en sera-t-il demain de l’agent, officier d’Etat civil, chargé demain d’enregistrer la demande de mariage d’un couple de même sexe. Lui aussi pourra t-il invoquer sa liberté de conscience pour refuser d’enregistrer la demande ?

Je ne comprends pas cette brèche ouverte. Je ne comprends pas cette rupture d’égalité. Je ne comprends pas pourquoi alors même que cette loi vise à l’égalité de droits, pourquoi on réintroduit une discrimination comme ça au détour d’un congrès des maires de France.
Tout le monde sait bien que le Maire délègue ses fonctions d’officier d’Etat civil à ses adjoints. Tout le monde savait qu’au sein de ses élus si jamais un y était réticent un autre aurait pris le relais. Dès lors pourquoi en rajouter ? Pourquoi l’expliciter ? Pourquoi le légitimer ?

Une nouvelle fois ce gouvernement et ce président déçoivent. Une nouvelle fois l’eau tiède et le consensus mou sont érigés en manière de gouverner.

Je ne peux pas dire que je suis déçu. Je n’attendais rien des socialistes. J’en côtoie. Ils ne sont que rarement courageux et en tous les cas jamais audacieux. Jamais inventifs. Toujours bien comme il faut. Ne voulant froisser personne. Ne voulant contenter personne. Mais là rompre l’égalité et l’universalité de la loi j’avoue que jamais je n’aurais imaginé cela.

Les socialistes n’avaient que rarement ma voix. Ça fait bien longtemps que je ne vote plus pour eux au premier tour (je suis même à peu près sûr de ne l’avoir jamais fait). Au second je n’ai voté pour eux qu’à la dernière Présidentielle. Et bien c’est décidé. Quelque soit le cas de figure à venir je ne voterai plus jamais pour eux. Au second tour je remettrai un bulletin vert dans l’urne.

mercredi 7 novembre 2012

Mariage pour tous


Je sais je ne devrais pas, mais que voulez vous ça doit être mon côté masochiste. Je viens de faire un tour sur le délicieux site du Figaro.fr et de lire les commentaires aux articles concernant le mariage pour tous.
Du coup je suis énervé.
Non pas que je pensais de manière naïve que la loi passerait comme une lettre à la poste, mais j’imaginais que cela susciterait à peine deux trois éructations et puis c’est tout. Or depuis quelques semaines le vacarme nauséeux se fait de plus en plus prégnant, désolant.

Il y a les catholiques et leur hiérarchie qui parlent de choc de civilisation comme si demain la terre allait s’écrouler sur elle-même. Il y a l’UMP qui parle d’attaques contre la famille. Il y a les élus qui disent qu’ils ne procéderont pas aux mariages en vertu d’une clause de conscience qui n’existe pas. Et puis il y a la nuée de cons qui gravite autour de ce magma infâme qui en rajoute dans la bêtise et l’arrogance.
De ceux qui affirment que « toutes les études le prouvent » (comme s’ils avaient lu ces études). Il y a ceux qui disent que cette histoire de mariage ne serait qu’une histoire de gros sous pour bénéficier des mêmes avantages fiscaux que les autres couples (et bien oui et alors ?). Il y a Boutin qui sort de son bénitier en insistant que sur le fait que le mariage porte sur la fidélité et la protection du partenaire en renvoyant l’idée que ce ne serait pas compatible avec un couple homosexuel. Pécresse qui affirme haut et fort que les mariages contractés sous la gauche seront cassés sous la droite (impossible). Copé qui dit que le gouvernement monte les français les uns contre les autres alors que c’est son discours de haine et démagogique (comme à son habitude et sur tous les sujets) qui renforce ce clivage.
Il y a ceux qui insultent, ce qui n’y connaissent rien et tous ceux qui crachent leur venin.

Mais enfin de quoi parle-t-on ? Du droit de bénéficier des mêmes droits pour ceux qui le souhaitent. Du droit à la sécurité, aux avantages mais également aux devoirs. Du droit à la reconnaissance de la société. On ne demande pas à ces imbéciles de changer leur vie. On ne leur demande rien. Sauf un droit, celui d’exister en tant qu’individu faisant partie de la même société qu’eux.

J’ai des droits et je ne vois pas en quoi une sexualité que je n’ai pas choisie devrait m’empêcher de bénéficier des droits auxquels ont accès la majorité de la population.  Je suis très heureux, maqué, friqué, bien dans ma peau, bien dans ma famille. Bien dans ma vie. Alors ce type de discours peut m’énerver, parfois me faire rire, m’exaspérer mais au final je me couche le soir en me disant que ce ne sont que des cons et ça ne m'empêche pas de dormir. Qu’en aurait il été 20 ans plus tôt lorsque j’étais boutonneux, triste, mal à l’aise, complexé, renfermé, hésitant si j’avais entendu ce type de discours alors que déjà en mon for intérieur je me considérais comme un moins que rien, un malade et un incapable. Qu'en est il des milliers d'adolescents qui aujourd'hui se sentent rejetés par la société alors qu'ils se détestent eux mêmes ?

J’espère que se trouveront des élus courageux qui sauront lors des débats à venir tenir de beaux discours sur la société égalitaire que cette loi peut commencer à engendrer et faire taire les imbécile. Première étape, la manif de ce soir devant l’Assemblée nationale. Et pour les autres allez vous faire enculer.

Déçu, déçu, déçu...


Vous avez vu comme elle est belle. Comme elle est de gauche la hausse de la TVA annoncée pour le 1er janvier 2014. Cette même hausse de la TVA qui était dénoncée par ce même parti socialiste comme étant une injustice caractérisée envers les classes populaires.
Là comme par magie elle devient égalitaire, parée de toutes les vertus et presque... sociale et ne ressemble en rien à la vilaine hausse envisagée par Sarkozy.

Et la politique de l’offre c’est une belle politique de gauche ça madame monsieur. Pourquoi ? Et bien parce que c’est un gouvernement socialiste qui la met en œuvre. C’est une raison suffisante non ?

Une nouvelle fois ce sera donc un gouvernement de gauche qui mettra en œuvre les mesures économiques et budgétaires les plus conservatrices. Il n’est pour en douter qu’à voir le grand sourire de Laurence Parisot hier au soir.

Souvenez-vous également des cris d’effrois à la décision d’extrader Cesare Battisti vers l’Italie par la droite. Aujourd’hui c’est la gauche qui extrade une militante basque vers l’Espagne pour le simple fait qu’elle ait participé à une réunion d’un groupe en Espagne qui est pourtant autorisé en France.

Depuis le début de ce mandat le parti socialiste a su montrer il savait être aussi con et de droite que la droite.

On le savait, on n’espérait rien. Nous ne sommes pas déçus. 

Sinon vous en entendez vous un socialiste qui défend le mariage pour tous ? Vous l’entendez ce silence sidéral ? Vous les entendez en revanche les trois grabataires et les deux incontinents qui peuplent nos églises branlantes et qui éructent sur le choc de civilisation que représenterait le fait pour deux hommes ou deux femmes de s’unir civilement ? Comme si le fait de s’accorder protection mutuelle, protection des enfants et surtout reconnaissance de l‘amour homosexuel était un affront à leur mode de vie.

Ce matin je suis en colère. Je ne sais plus qui est à même de représenter la gauche que j’aimerais tellement voir exercer le pouvoir.

vendredi 28 septembre 2012

Banalisation


J’apprends ce matin en allumant ma radio que des habitants de Marseille ont décidé de se faire justice par eux même en faisant évacuer de leur propre initiative un camp de Roms récemment installés sur un terrain vague… Et pour bien finir le travail ils ont mis le feu aux caravanes histoire d’être bien sûr que personne ne reviendra…
La police est arrivée mais n’a procédé à aucune interpellation. Incroyable. Une information pareille qui passe comme une lettre à la poste.

La prochaine étape c’est quoi ? On va avoir le droit de buter le clochard qui a élu domicile dans le hall ou sous le perron de son immeuble ?