Avant dernier jour au Japon et retour à Tokyo. Durant tout le trajet entre Kyoto et Tokyo j'aurais scruté l'horizon afin d'apercevoir le Mont Fuji, hélas, la brume japonaise me l'aura une nouvelle fois masqué. La sensation du retour à Tokyo est bizarre puisque j'ai presque l'impression de rentrer à la maison, en terrain connu. Enfin connu pas tant que ça, puisque pour notre dernière nuit nous avions décidé de nous la jouer "Lost in translation" en réservant un hôtel international (en gros une tour immense) dans le quartier de Shinjuku. Tout juste débarqué de Kyoto et après avoir réservé nos place pour le Narita express du lendemain (qui nous ramènera à l'aéroport), nous prenons donc la Chuo line pour rejoindre le quartier de notre hôtel juste muni d'une adresse sans pouvoir la repérer exactement sur un plan. Devant l'étendue des rues à parcourir et l'immensité du quartier, nous nous décidons à demander notre chemin à un Koban (en fait une guitoune où travaillent des policiers) en lui montrant notre réservation. Après quasiment une heure de recherche, les japonais souhaitant apporter une réponse à chaque interrogation qui leur est soumise... (imaginez une minute un flic français qui ne connaîtrais pas la réponse à votre question, à coup sûr vous l'entendriez vous répondre "circulez ma p'tite dame, je travaille moi, y'a pas marqué renseignement touristique là".)
Donc après une heure de réflexion, il a bien fallu nous rendre à l'évidence, notre hôtel n'était absolument pas situé dans le quartier de Shinjuku mais dans celui de Tsukiji (le marché aux poissons) autrement dit à l'autre bout de Tokyo et surtout dans un quartier aussi vivant le soir qu'un marché aux poissons peut l'être le matin...
Malgré cette petite déconvenue (entièrement de ma faute ayant du réserver trop rapidement la chambre), et une fois le trajet en sens inverse effectué nous avons pu nous délecter de la vue de notre chambre située au 36ème étage. J'ai mitraillé cette vue et me suis même relevé la nuit pour l'observer !! C'était tout simplement magique, les immeubles, les ponts, les îles artificielles...
Vue de la chambre d'hôtel l'après midi
La chambre grand luxe nous aura également permis de tester un fauteuil massant (mais si avouez le, vous aussi vous avez rêvé de vous asseoir sur un de ces sièges que l'on trouve sur les aires d'autoroutes ! Et bien nous nous l'avons fait et... c'est nul !!).
J'ai pu également pour la première fois de notre séjour tester les toilettes japonaises. Vous savez celles avec la cuvette qui se relève quand vous entrez, puis qui se met à chauffer instantanément. Une fois le truc fait ; le dilemme réside dans le choix de la chaleur, la puissance, l'orientation et le mode (pluie fine ou jet dru) de l'eau... Avec toutes les indications inscrites en japonais, comment vous décrire ici l'angoisse de se voir émasculé, empalé ou bien brûlé au troisième degré à un endroit que je ne saurais en rien décrire à un médecin japonais... Finalement rien de si catastrophique mais une sensation un peu bizarre de se retrouver avec le cul mouillé (nos toilettes n'étaient pas séchantes, dommage).
Le soir, afin de ne pas rester coincé dans un quartier fort peu vivant nous nous translatons à Roppongi le quartier des clubs et nous délectons de sushis comme jamais... dernier repas japonais...
Vue de la chambre d'hôtel la nuit
Le lendemain après un petit tour en taxi jusqu'à la gare de Tokyo, nous embarquons pour le Narita express qui nous déposera une heure plus tard à l'aéroport (cette fois si sans encombre, contrairement au RER B à l'aller). Quelques heures plus tard nous étions dans l'avion pour Londres un peu triste tout de même de partir... Le voyage fut long très long, et le changement d'aérogare à Londres un peu mouvementé puisque nous avions très peu de temps pour parcourir une distance entre l'aérogare n°1 et la n°4 qui s'apparente à un vrai parcours du combattant, le tout pour constater une fois sur place que l'avion pour Paris avait une heure de retard !
Vue de la chambre d'hôtel le matin brumeux du départ pour la France
Après vous connaissez la suite, le chauffe eau explosé en rentrant à Paris, l'impossibilité de prendre une douche...
Encore aujourd'hui alors même que cela va faire 20 jours que nous sommes rentrés à Paris je suis impressionné par le contraste entre la gentillesse, la prévenance des japonais et notre rudesse et impolitesse. Je me demande toujours si les poubelles ne sont pas en grève vu la saleté des rues en comparaison du Japon (même si je n'aime pas les villes dites propres). Je reste dubitatif devant l'inefficacité des automates de la poste française alors même que les millions de distributeurs en tout genre japonais sont TOUS en état de marche. L'agitation et l'immensité de Tokyo renvoie Paris au rang de charmante bourgade de province...
Ce fut vraiment un voyage fantastique et un pays incroyable à découvrir... Vous pouvez maintenant pousser un ouf de soulagement, les aventures d'Alexandre et Philoo étant maintenant closes, ce blog va pouvoir reprendre une activité normale !


















































