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mercredi 19 juin 2019

Semaine 25

Trop de froid. Trop de pluie. Trop de chaud. On ne sait plus comment s’habiller. En fait si on le sait puisque c’est costard cravate souliers vernis chaque jour que Dieu fait (oui avec une majuscule).

L’été c’est pas si mal sauf que dormir la fenêtre ouverte relève d’un combat de tous les instants. Envie de meurtre sur les caniches des voisins. Envie de torturer les mecs qui passent avec leurs enceintes portables connectées super basses dolby surround dans la rue à 3 heures du matin. Envie de crucifier les conducteurs des voitures qui décollent sur le dos d’âne placé pile poil en dessous des fenêtres de la chambre. Mais sinon je vais bien.
Je lis le dernier livre dont on ne sait pas trop ce qu’il est de Bret Easton Ellis. C’est toujours embarrassant de s’apercevoir qu’un artiste, auteur ne colle pas avec l’image que l’on se fait de lui. En fait ce mec est juste un gros beauf suffisant qui ne comprend pas le monde dans lequel il vit et qui fait part de ce qu’il considère comme ayant été un âge d’or dont il était partie prenante.
Maintenant que le mec a pris de la bedaine, a amassé un paquet de pognon le voilà qui peut ricaner sur les droitsdelhommiste comme disant les fachos chez nous et sur les libéraux comme disent les trumpistes là-bas. Bref je ne sais pas si j’arriverai au bout de ce pensum prétentieux et finalement un peu raciste je crois (même si le livre est tellement confus qu’en fait je n’en suis même pas sûr).
Le chat nous débarrasse des mouches. J’ai peur qu’il ingère une abeille. Du coup ce serait con car il tuerait une abeille qui est le dernier rempart avant l’effondrement de la biodiversité et lui-même par la même occasion.
Je me suis fait violence, je porte aujourd’hui pour la première fois un des deux costumes que j’ai acheté dernièrement. C’est con mais il me faut du temps avant de porter des habits neufs. J’ai peur de les abîmer.
Deux semaines que le producteur de légumes à des tomates. C’est le retour des salades.
J’ai signé sur le site gouvernemental pour l’organisation d’un référendum sur la privatisation envisagée d’ADP. Ne manque plus que 4 699 999 signatures. N’hésitez pas.
Samedi je retourne voir Myyyylène à L’Arena the last and maybe…
Fera t-il beau pour la Gaypride ? Fera t-il beau le 13 juillet ? Pour le moment on attend l’orage.

Chat qui dort sur fauteuil crapaud
Rue des Rosiers - Saint Ouen
Mylène Farmer - 15 juin 2019
Mylène Farmer - 15 juin 2019

vendredi 14 juin 2019

J-30


Si on m’avait dit qu’un jour j’irai voir ne serait-ce qu’un concert de Mylène Farmer j’aurais ri au nez de celui qui aurait osé affirmer une telle chose. Du coup je vais en voir trois.
Comme tout le monde j’ai acheté quelques albums adolescent boutonneux que j’étais. En l’occurrence deux. « Ainsi soit je » en CD et « L’autre » en K7 (je me souviens même l’avoir acheté au Super U d’Aytré dans la zone commerciale le long de la rocade qui nous emportait chaque week-end vers l’Ile d’Oléron). Ma culture musicale s’arrêtait là. Et puis… et puis depuis je vis avec un fan adorateur de Mylène. Non pas que j’en sois devenu un, non, mais le plaisir de voir le plaisir que procure chez l’autre le fait de la voir sur scène me remplit de joie. C’est peut être ça l’amour oui ça dégouline un peu). Et il en faut pour attendre des heures sous la pluie en plein vent pour être sûr d’avoir une place en fosse le plus proche de la scène possible. Et c’est là qu’on se rend compte que le mois de juin est particulièrement pluvieux. Vive les ponchos.
Trois fois. Et entre tout ça un petit tour pour voir la « La force du destin » à Bastille. Deux ambiances à coup sûr. Hamburgers à l’Arena. Sandwich au saumon Pradier à Bastille. Cheveux méchés, effilés et déstructurés à l’Arena. Coupe Maniatis à Bastille. Legging à l’Arena. Costumes et tailleurs à Bastille. Mumm à l’Arena. Taittinger à Bastille. Téléloisirs à l’Arena. Figaro à Bastille. Pas sûr que ces deux mondes se croisent bien souvent. Nous faisons le lien. Mi-chic. Mi-beauf. Mi-popu. Mi-csp+.
Dans 30 jours nous seront mariés. Premier 14 juillet la bague au doigt. Feu d’artifice.
Il pleut trop. Il fait froid. La maison est humide. Le mois de juin est pourri. A partir de quelle date pourra-t-on profiter du jardin ? A quoi ça sert de s’être endetté sur 23 ans pour avoir un jardin si c’est pour en profiter 15 jours par an ? L’impression de vivre en Ecosse, les gens souriant, le fish & chips et la stout en moins. Du coup on déménage ? Envie de Glasgow, d’Ullapool, d’Oban et d’ile de Skye.
Je ne bois plus de café. Je bois beaucoup trop de thé. Je porte des costumes Anthony Garçon coupe Paris pour les garçons fins et mesurant moins de1,80 mètre (courts sur pattes quoi). Mais je préfère ça à la coupe Napoli pour les gros baraqués gonflés aux hormones. Et puis Paris ça fait toujours aussi chic même si en vrai le métro pue, que les rues sont dégueulasses et que les gens tirent des tronches de six pieds de long. En vrai c’est Saint Ouen. C’est en fait tout pareil mais ça fait juste moins rêver. Du coup on n’est pas déçu. Pas comme les japonais qui déchantent lorsqu’ils montent dans le RER B après avoir fantasmé sur le romantisme des pavés parisiens et du métropolitain et qu’ils glissent sur un vieux reste de KFC abandonné sur un quai de métro.
Dans 30 jours nous serons mariés. Dans 30 jours nous serons allongés à Vertbois sur la plage à regarder les vagues jouer avec le vent et à se dire que ça ne fait que commencer.

Saint Ouen - Les Puces

Mylène Farmer - 7 juin 2019

Mylène Farmer - 7 juin 2019

La force du destin - 13 juin 2019



mardi 21 mai 2019

Week-end à R... Niort


Il s’en sera donc fallu d’un week-end du coté de Niort pour me donner des envies de vacances. De longues heures à lire, dormir, manger, se promener, ne rien faire. Le dépaysement à 4 heures de Paris. C’est fou comme la province est proche. Il paraitrait même qu’elle commencerait presque en Essonne. Tu t’éloignes de 50 kilomètres de Paris et tu trouves des marchés avec des vrais légumes moches et plein de terre, des gens qui sourient, tu mets 10 minutes à rallier le centre-ville et à en repartir. Tu vas à la Foirfouille et au nouveau truc tendance « Action » où on trouve des plaques funéraires à moins de 15 euros pièces. Quoiqu’en écrive Houellebecq Niort n’est pas si moche. Il faut juste gratter derrière les faubourgs un peu déprimants surtout vus sous la flotte et la grisaille pour découvrir un joli centre un peu apathique mais comme le sont les centres des villes avec leurs magasins morts. Et puis une ville dont la grande artère commerciale se nomme la rue Ricard ne peut pas être foncièrement mauvaise. Hier au soir j’ai jardiné. J’ai désherbé à la main. Y’a pas à dire ça relaxe le désherbage. Je suis sûr que l’on aurait évité de nombreuses guerres et cancers si le RoundUp n’avait pas été inventé. Quand tu désherbés tu ne te fous sur la gueule de ton voisin alors qu’après avoir épandu ton RoundUp tu as tout le loisir d’aller le dézinguer.
Je lis Salman Rushdie en anglais dans le texte. Je crois que je rame un peu. Vu le dernier épisode de GOT. Il parait qu’il était bien. Je ne dois pas être assez expert. Sinon on se marie dans sept semaines et je n’ai toujours rien à me mettre. Je crois que le stress monte un peu.

Niort sa halle et son donjon

lundi 6 mai 2019

Retour de plage


Alors oui bien sûr il faut toujours revenir. Le corollaire des vacances c’est le travail. L’un ne va pas sans l’autre. Il n’y aurait pas de vacances sans les heures passées au bureau et dans les transports. Le problème c’est que les vacances passent toujours plus vite que le temps que nous passons à attendre qu’elles arrivent ou à regretter qu’elles soient passées. Les faux derches diront que rien ne vaut le travail, je le leur laisse.

Une semaine à Oléron. Entre lecture, merlu mayonnaise, tractage sur le marché du Château, bulots, balades sur la plage, langoustines, journal, fish  chips, balades sur la citadelle, rougets à la tapenade, footing jusqu’au chenal d’Ors, huîtres, salon du livre et brocante.

Une semaine à faire faire des devis, remplir un dossier de mariage, attendre la publication des bans, revisiter la salle, se donner des idées de déco. Se dire que dans presque deux mois c’est plié. La bague au doigt et tout ça.

Une semaine à Oléron c’est aussi retrouver la famille, du moins une partie, l’autre restera sur Facetime avant que nous soyons à nouveau réuni en juillet.

Je vous le confirme c’est la pleine saison des asperges, des fraises et des patates nouvelles. Les langoustines sont à 12 euros le kilo et la chocolatine est encore à moins de 1 euro, les joies de la province, les producteurs de légumes au marché et un panier de la ménagère à la hauteur des salaires pratiqués.

Lire aussi des revues. Un livre. Le dernier Houellebecq. Le premier de ma vie. J’avais un a priori très fortement négatif. Peut-être plus lié au physique de l’écrivain qu’à son écriture. Ce n’est finalement pas si mal. Horriblement cru. Je ne pensais pas. Quelques belles trouvailles néanmoins. Le mec semble assez doué tout de même et bien renseigné. C’est assez documenté et bien souvent ça tombe juste. Après les âmes sensibles dont je suis peuvent parfois trouver cela à la limite de l’illisible.

Se sentir écartelé entre Oléron et Saint Ouen aussi. Sentir que l’on est d’ici mais que la vie est ailleurs. Se prendre à rêver d’aller au travail en vélo en passant par les marais et oublier le RER D. Se prendre à rêver d’une vie où le périphérique serait remplacé par le viaduc et le marché de Saint Ouen par celui du Château. Les aubépines par les roses trémières et la valériane. Et puis il faut bien arrêter de rêver. Et rentrer. Le Château – Rochefort – Surgères – Niort – Poitiers – Châtellerault – Tours – Blois – Orléans – Paris – Saint-Ouen. Six heures de route. Ce n’est pas si loin finalement.   

Joie grisante sur le retour de passer la barrière de péage sans payer. Les gilets jaunes avaient pris d’assaut Saint Arnoult. Du jaune, des fumigènes et des gendarmes mais surtout 23,170 euros qui resteront dans nos poches et qui n’iront pas grossier le chiffre d’affaires de Vinci Autoroutes. Drôle de pays tout de même. Drôle de pays qui conduit des hommes et des femmes à sacrifier leur dimanche après-midi pour permettre à d’autres de resquiller avec le sourire en se disant que finalement : « c’est autant que ces cons de Vinci n’auront pas ».

En notre absence le gazon est redevenu vert. Il a dû pleuvoir ici.

Digue Pacaud - Saint Trojan

Lectures


lundi 15 avril 2019

Tourner en rond

Un vendredi en congés. La visite du Sénat. L’avoir pour soi. Sentiment bizarre de déambuler dans une grande maison vide, symbole, même suranné, même dévoyé de la démocratie. Déjeuner dans un salon sous les ors de la République. Charmant moment. Croiser Benoit Hamon surgi au détour d’un couloir se rendant aux toilettes. Avoir confirmation qu’il se lave bien les mains avant de quitter les toilettes. C’est décidément un mec bien en tout point.
Rester 30 minutes dans les travées de l’hémicycle et se repaître des noms actuels ou anciens, illustres ou inconnus qui se sont assis dans ces fauteuils adaptés au séant plus ou moins impotent. 
Finir par un tour aux jardins et par la visite de Saint Sulpice.
Le lendemain rester au lit. Fiévreux. Sortir le soir. A Saint Cloud. Autre perspective sur la ville. La beauté, définitivement, se paie. Je m’en passe.
Un dimanche aux Puces. Un dimanche qui file trop vite. Et l’angoisse du lundi. Toujours cette fichue angoisse qui monte à mesure que le soleil décline. La boule au ventre qui revient. La semaine devant soi qui semble interminable. L’absurdité de se dire que l’on court après ces deux jours de congés et que l’on est en apnée les 5 jours qui les précédent ou qui se succèdent. Le prochain week-end durera trois jours. C’est toujours ça que la boule au ventre n’aura pas.
Ce soir Macron va s’exprimer. Avant je serais resté scotché devant la télé pour suivre ce moment. Mais ça c’était avant. Aujourd’hui je m’en contrefiche. Je lirai demain les commentaires dans les journaux. Le journal. Libération. Et basta. Ne pas entendre le son de sa voix. Il m’insupporte.
Demain mardi. Plus que quatre jours.






mercredi 10 avril 2019

Reprise


Douze ans… Cela fait douze ans que je n’ai pas vu Rufus Wainwright sur scène. Il a un peu forci. Beaucoup forci. Mais a retrouvé sa voix. Même lieu pour ces deux dates. L’Olympia. Le 20 février 2007 et le 5 avril 2019.
C’était bien. C’était même très bien. Comme l’a dit Alexandre il en donne pour son argent (même si lui parlait plus de qualité que de quantité… je crois qu’il n’a pas trop aimé).
Mais qui a eu cette idée lipidinesque de positionner le Five guys juste en face de la salle de concert. Les lumières blanches et rouges agissent comme un aimant à spectateurs affamés. C’est pas que ce soit bon. C’est juste que c’est là et que nous avons faim. Un little cheeseburger. Une petite frite pour deux qui correspond à une grande pour trois et une Budweiser (comme à chaque fois imprononçable). Trois cacahuètes avant de sortir.
Rentrer par la 13 à minuit c’est s’offrir le luxe d’un entassement comme aux heures de pointe. Le trajet entre Saint Lazare et Garibaldi-Saint-Ouen-sur-Seine-C-Est-Comme-Ca-Que-Ca- S-Appelle-Maintenant est toujours un plaisir. Au choix nous sommes sardines, japonais sur la Yamanote ou estivants à la Grande Motte. Bref désagréable.
Envie de soleil et de jardiner. En attendant je lis de la littérature indienne et je mange les derniers Digestive qu’Alexandre a ramené de Londres. Des Pépito qui n’ont traversé que la Manche et non l’Atlantique.
Demain c’est jeudi et c’est presque fini.




jeudi 7 décembre 2017

Puisque tout le monde en parle... j'en parle...

Je ne crois pas avoir jamais aimé une seule chanson de Johnny. Je ne crois pas avoir jamais été touché par le personnage. Je crois que par snobisme et supériorité intellectuelle je me suis toujours attaché à dénigrer (gentiment) ceux qui appréciaient sa musique ; genre mépris de classe. Tout chez lui m'est étranger. Le clinquant, le kitsch, l'amour du fric, les motos, les tatouages, les voitures, la pale copie sans cesse renouvelée d'un soit disant rêve américain, ses amitiés du show bizzzz et de la politique, Saint Barth, la Suisse, Los Angeles, le côté nouveau riche, l'étalage jusqu'à la nausée de sa vie privée, ...
Bref je n'en pensais pas grand chose de son vivant. Il m'était inconnu. Du coup là... Rien. Nada. J'ai beaucoup de mal à comprendre ce que certains assimilent à une passion française. Pour moi Johnny se sont de mauvaises chansons aboyées dégoulinantes de sueur. Des chansons qui sentent la Kronenbourg et le gazole. 
Non je ne comprends. Je suis passé à côté. Et je ne m'en porte pas plus mal.

lundi 18 septembre 2017

Réparer les vivants

Je n’ai jamais été très doué en fiche de lecture. Je n’ai même jamais été doué. Parfois sur Twitter je prends en photo la couverture du dernier livre que j’ai lu. J’’y ajoute un ou deux adjectifs et le hashtag #PointApostrophe et puis voilà. Pim pam poum j’ai envoyé un message au monde entier d’internet : j’ai lu un livre.
Mais avec ce livre j’aurais envie d’en dire plus, d’en écrire davantage.
Tout d’abord parce que l’histoire et sa narration en font un livre captivant. Littéralement on ne peut absolument pas décrocher. Je l’ai quasiment lu d’une traite et j’ai regretté à chaque fois que mon trajet en RER ne soit pas plus long pour lire encore une ligne, une page.  Incroyable comme l’écriture, la description si fine des personnages, la mise en œuvre de la mécanique et l’entremêlement des sentiments sont à ce point détaillés et restitués. Rien de larmoyant. Mais tout y est bouleversant.
Ce livre m’avait été conseillé. La libraire en l’encaissant m’a indiqué qu’il s’agissait là d’un très grand et très beau roman. Et c’est vrai.
C’est d’autant plus vrai que la lecture de ce livre n’est pas intervenue par hasard et qu’elle s’inscrivait dans un moment singulier où un livre par le sujet qu’il traite vient éclairer un moment de la vie en particulier. Comme un reflet de l’existence. Troublant.
Simon n’est pas Hélène. Marianne n’est pas même Marianne. Mais l’accident. Sa survenue impromptue, brutale, définitive n’en sont pas moins équivalente. La mort cérébrale. Les heures qui s’écoulent rapides et interminables pour se rendre à l’évidence pas même imaginable quelques minutes auparavant. Et puis les décisions. Le don d’un donneur qui n’en a plus conscience. La mort pour un (pour une) la vie pour les autres. Simon d’un côté. Et puis Hélène et ces cinq familles qui, peut-être à ce jour, sans jamais savoir qui elle était, sans jamais pouvoir mettre un nom, un visage, un son sur ce don, cinq familles qui aujourd’hui ont peut être repris espoir. Cinq personnes qui vivent grâce à elle.

Avec ce livre j’ai pu découvrir l’enchaînement, la mécanique qui avait dû se mettre en place ce lundi 28 août 2017 à Toulouse (et non un matin de février au Havre). Tout est écrit.

lundi 30 janvier 2017

Compte rendu

Le vendredi finit comme tous les vendredis. Du sport et la séance psy. Le rituel.
Un nouveau restaurant testé à Saint Ouen. Une cuisine audacieuse et le sentiment d'être à Paris. Une déco bien trouvée. Les couleurs du moment. Les goûts comme j'aime. Une bien belle soirée.
Samedi une soirée paillettes. Un anniversaire. Wagram. Les beaux quartiers. Entourés que nous fûmes de jeunes tous designers culinaires, photographes, DA et autres globes trotters. L'éclat de rire "non c'est pas possible me dis pas ça, 40 ans ? Non déconne pas". Et bien si j'ai 40 ans dans 6 mois et je suis fonctionnaire. Un autre monde déjà. Pour autant je suis bien là en doyen de la soirée avec des paillettes dans la barbe et un nœud pap' pour faire genre. 
Dimanche à traînailler, un bulletin pour Hamon. Jardinage, lecture. La La Land. Un chouette film qui démarre et finit bien. Entre les deux c'est peut être un peu mou mais ça reste plaisant. Le garçon a le cheveu gras et la fille des yeux globuleux. Mais ça reste plaisant. Retour sous la pluie. Soupe chaude. Un câlin et au lit avec le chat. Tous les trois comme depuis deux mois déjà.
Le week-end vient de finir. La semaine vient de recommencer. 

lundi 28 novembre 2016

Gris Paris

Pas facile de s'astreindre à écrire à nouveau. Le temps qui manque. La facilité d'envoyer un message de 140 signes plutôt que de prendre le temps de rédiger ce que l'on a dans un coin de la tête. L'absence d'inspiration. Le sentiment d'avoir déjà tout écrit. Déjà vu. Déjà lu. 

Ecrire sur Fillon. Bof. Ecrire sur la gauche. Bof. Ecrire sur le désenchantement. La peur depuis un an. La peur pour les résultats de mars 2017. Le sentiment que rien ne viendra bouleverser ce qui est tant annoncé. La droite extrême ou l'extrême droite. 

Et puis samedi une comédie musicale "42nd Street" au Châtelet. Un spectacle pour se réconcilier avec la nature humaine et oublier les fouilles avant de pénétrer dans un théâtre. Les barrières et consignes de sécurité. Pour quelques heures on en vient à oublier qu'à chaque spectacle, chaque lieu public le réflexe premier est de localiser les issues de secours. Au cas ou. 

Samedi nous avons passé un bel après midi.

mercredi 13 février 2013

Parce que ça faisait longtemps


Cette fois ci c’est la bonne. L’Assemblée nationale vient de voter le projet de loi. Reste certes l’épreuve du Sénat, des navettes, de la Commission mixte paritaire s’il y a lieu puis du retour devant l’Assemblée nationale. Pour autant le plus dur est fait. C’est fait.
Dans quelques années espérons que les Mariton, Gaino, Copé, Wauquiez, Dhuicq, Pécresse et toute la clique s’en mordront les doigts.
Pour autant j’espère que des élus « engagés » tels que NKM ne seront pas non plus épargnés. Comment peut-on s’abstenir sur une telle question. Soit on est contre soit on est pour. Ou comment flatter  un possible électorat bobo parisien tout en effrayant pas le XVIème arrondissement ? NKM n’est finalement qu’une arriviste de plus.

Donc ça c’est fait. Reste la PMA. Une prochaine fois. Ce qu’il y a de bien avec les socialistes c’est que comme ils ont peur de leur ombre on avance à pas comptés et on revient sans cesse sur les projets en fonction de l’état de l’opinion. Ne pas froisser pour durer… A ce rythme le changement n’est décidément pas pour maintenant mais pour dans 10 ans.

Sinon entre deux séances à l’assemblée j’ai lu « De là on voit la mer » de Philippe Besson. Pas mal peut être un livre pour les vieux, mais ne suis pas désormais vieux. J’ai commencé « Tout s’est bien passé » d’Emanuel Bernheim. En une soirée j’ai englouti de très nombreuses pages. Comme scotché. Je pense que je vais beaucoup aimer ce livre témoignage.

Dans une semaine nous serons sur le point de nous envoler pour la Birmanie. Tout est prêt. Apparemment Aeroflot est une compagnie constamment en retard et l’aéroport de Moscou est quasiment le champion du monde de la perte de bagage. Du coup comme nous n’avons pas envie de passer des jours à attendre nos bagages nous partirons avec le strict minimum et garderons nos valises en cabine. Ca va être sport de ne prendre que l’essentiel. Mais nous laverons sur place.

Apparemment également le nombre d’hôtels n’a pas suivi le nombre de touristes qui se rendent dans le pays. Du coup tout semble fully booked. Nous avons donc réservé une grande partie des hôtels. Même si nous n’aimons pas faire cela et préférons voyager en fonction de nos envies sur place. D’un autre côté ce ne sont que des pré-réservations car il n’est pas possible de payer par virement ou carte bleue. C’est donc juste une sécurité peu contraignante.

Encore une semaine avant de découvrir ce pays. Je compte les jours gris, les nuits froides avant de retrouver la chaleur, les odeurs, les visages de l’Asie.

Tiens le Pape raccroche. On s’en fout un peu non ?

mercredi 16 janvier 2013

Rentrée littéraire


Je viens de finir le livre d’Olivier Adam « Les lisières ». C’est la première fois que je lisais un ouvrage de cet auteur. Impression étrange d’un livre que j’aurai pu écrire. Bien sûr pas avec le même talent. Non la simple impression de ressembler à l’auteur, au narrateur, au principal personnage. Je ne sais plus.
Une similitude sur la mélancolie qu’inspire la grande banlieue pavillonnaire. Zone indéfinie. Ni la ville ni la campagne. Des vies qui se ressemblent. Le personnage du livre en est comme moi à détester les lumières émanant des plafonniers. C’est la première fois que quelqu’un d’autre que moi exprime une telle aversion pour la lumière crue descendante. Je déteste la lumières des plafonniers tant est si bien que je multiplie les lumières indirectes partout dans la maison diffusant un très faible éclairage aboutissant au bout du compte à la quasi obscurité.

Et ce n’est pas la seule similitude entre le personnage et moi-même. J’ai beaucoup aimé ce livre même s’il n’est pas exempt d’une certaine caricature de ce que pourrait être une certaine vision de gauche de la société. Et finalement est ce que nos modes de vie ne sont finalement pas assez semblable à ceux que nous voulons à tout prix éviter. Est-ce que le fait de faire la queue durant des heures pour les brunchs de Rosa bonheur n’est pas assimilable à la queue du samedi aux caisses d’Auchan ?

Dimanche il y avait aussi manif’ dans les rues de Paris. Elle avait une sale gueule cette France là. La gueule des sous entendus homophobes sous couvert des « mais j’ai de très bons amis homos ». J’ai comme un doute. Comment pourrait-on être amis avec des gens qui vous refusent des droits. Comment pourrait-on partager un repas avec des « amis » qui considéreraient que vous ne seriez pas en capacité d’élever des enfants ? Personne n’est dupe au final du simple fait que les manifestants de dimanche fantasment sur une famille qui n’existe pas et n’a jamais existé. Chaque famille est unique et il n’existe pas un cadre qui favoriserait plus ou moins les enfants si ce n’est le désir de leur transmettre des valeurs susceptibles de les rendre heureux dans la vie.

Sinon j’ai la tête en Birmanie…

lundi 17 décembre 2012

Presque...

Vendredi soir nous avons participé à une soirée « Découverte » à Saint Ouen. En gros deux films puis un débat avec les réalisateurs.

La soirée a donc débuté par un court (moyen ?) métrage : Monsieur l’abbé en fait la lecture par des acteurs de lettres envoyées à l’abbé Viollet qui dirigeait une revue sur les comportements intimes des époux à observer au sein du couple.
Ce film est saisissant tant il met en évidence la méconnaissance mais surtout la peur des femmes et des hommes quant à leurs pratiques vis-à-vis des préceptes de l’église. Ca dure 35 minutes. Ca passe en instant. Je vous conseille ce film.

Le deuxième film que nous avons vu est le documentaire « Les invisibles ». Un formidable témoignage de sept homosexuels qui racontent leur vie, leur combat ainsi que leur vieillissement. Chaque histoire est singulière, chaque vécu est différent, selon l’origine sociale, selon que l’on soit rural ou urbain, selon que l’on ait reçu de l’instruction ou non mais ce qui est frappant c’est que chaque vécu singulier s’inscrit dans l’histoire et raconte une partie de la réalité d’aujourd’hui.

Encore un très beau film qui fait aimer les rides !

Et dimanche manif’ entre Bastille et Luxembourg. Jamais je n’aurais imaginé qu’il ait pu y avoir autant de monde par un dimanche froid et humide de décembre. Joie de simplement répondre à ceux qui caricaturent au mieux et injurient au pire. Beaucoup de monde.

mardi 15 novembre 2011

Au théâtre hier au soir

Comme nous sommes redevenus des presque parisiens à quelques 150 mètres près et un périphérique de distance ; hier au soir nous sommes sortis.
Pas loin dans le 18ème.
Voir une pièce de théâtre.
Dans un théâtre.
Nous sommes allés voir ça  
Et bien c'était vachement bien et je ne dis pas juste ça parce que c'est ma copine de fac à moi que j'ai ou que j'ai eu, parce que c'est vrai que c'était il y a plus de 15 ans... Argh !
Non c'était super bien, j'ai été vraiment bluffé ! Espérons que rapidement il y aura d'autres représentations.

mardi 28 juin 2011

Minute (rapide) culturelle

 Il y a quelques temps j'ai lu ça :
 Puis après j'ai également lu ça :
 Et maintenant je lis ça (avec grand plaisir) :
Et puis récemment j'ai vu ça et comme tout le monde j'ai pris une grande leçon ce soir là avec un film que je revois encore, encore, encore et encore...
Sinon nous sommes toujours en banlieue et confrontés au triptyque : cueillette de Cergy, base de loisirs de Cergy et ennui ! Je vous la fait courte car j'aurais pu ajouter centre commerciaux, A15, Trois fontaines, Arts de vivre, Ikéa, Patte d'oie d'Herblay, étendue pavillonnaire, pas âme qui vive dans les rues après 20H00 et pas beaucoup plus avant... Bref je pourrais en dire mais là il fait trop chaud.

lundi 8 novembre 2010

Week-end de novembre

Pluie, pluie, pluie, pluie, grisaille, feuilles qui tombent un week-end à se pendre ou bien à rester à l’intérieur.
Du coup j’ai pu à loisir écouter Carl Barat, le dernier Belle et Sebastian, Sufjan Stevens et Antony and the Johnsons.
Vu aussi Kaboom samedi soir. Acidulé, sucré, coloré, déjanté, dégouté, sexué, mal rasé, allumé, bref j’ai adoré.
Je suis également en train de lire le dernier Virginie Despentes « Apocalypse bébé », les premières pages sont prometteuses. Je me suis offert le dernier livre d’Abdellah Taia « Le jour du roi ». J’ai laissé tomber le dernier Will Self « Le livre de Dave », pourtant j’ai lu tous les bouquins de cet auteur, mais là non. Impossible de fixer mon attention sur la trame de l’histoire. Le langage SMS, si j’en comprends l’usage dans l’histoire est très difficile à lire, du coup j’abandonne en plein milieu du roman et avec soulagement.

Vu la rétrospective Arman à Beaubourg. Une exposition très accessible. Une mise en scène claire. On comprend très aisément le cheminement artistique et les évolutions de l’artiste. Du coup emporté par notre élan nous sommes également allés voir une installation de Saâdane Afif qui a remporté le prix Marcel Duchamp 2009 avec une œuvre portant sur une anthologie de l’humour noir. Manifestement trop conceptuel pour nous.
Et pour finir nous avons terminé notre visite à Beaubourg par Gabriel Orozco… Rien compris, mais rien compris du tout. Impossible de rentrer dans l’univers de l’artiste. Aucune importance.


Ne restait plus qu’à rentrer sous la pluie, se mettre sous la couette devant la cheminée en attendant que le dimanche fasse place au lundi.  

mardi 21 septembre 2010

lundi 12 juillet 2010

Comme ça...

On se fout de notre gueule là non avec ce rapport de l’IGF… On nous brandit ce bout de papelard sous le nez en chantant que Woerth est innocent que Sarkozy n’a rien fait et que Claire T. est manifestement une grosse salope… Ouais sauf que tout d’abord ce rapport il n’a pas été commandé à l’IGF mais à son seul directeur. Qu’il n’y a que lui qui ait pris part à sa rédaction. Mais que surtout, oui surtout, l’IGF est bien c’est un service qui dépend du MINEFI donc du Ministre de l’Economie et pis l’IGF surtout est composée de fonctionnaires qui doivent obéissance hiérarchique…

Comme par hasard aussi le rapport qui « innocente » la bonne tête de vainqueur de Woerth et bien comme par hasard ce rapport il est prêt juste pile poil avant l’intervention télévisée de Sarko !

Ah oui et sinon qui c’est qui a fait fuité les retranscriptions des interrogatoires de l’ex comptable dans la presse et le Figaro en particulier. Qui c’est ?

Bon allez comme d’hab’ on nous prend pour des cons, ce gouvernement est en passe de devenir réellement expert en la matière.

Sinon ce week-end nous sommes allés voir Copacabana au cinoche avec Isabelle Huppert et sa fille (elles jouent dans le film, hein, elles ne sont pas venues au cinéma avec nous). Une nouvelle fois un film extraordinaire qui donne le sourire. Isabelle Huppert est étonnante et ça sonne juste. En revanche ce n'est pas une très bonne pub pour Ostende !
Allez encore deux jours et je me retire sur mon île pour quelques jours !

mercredi 7 juillet 2010

Fête du cinéma


Un film tout simplement génial. Sensible, sensuel, mélancolique et joyeux. En plus la majeure partie du film se déroule entre Paris et la Charente Maritime... Belle cerise sur le gâteau. Pour le reste courrez y !