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vendredi 14 juin 2019

J-30


Si on m’avait dit qu’un jour j’irai voir ne serait-ce qu’un concert de Mylène Farmer j’aurais ri au nez de celui qui aurait osé affirmer une telle chose. Du coup je vais en voir trois.
Comme tout le monde j’ai acheté quelques albums adolescent boutonneux que j’étais. En l’occurrence deux. « Ainsi soit je » en CD et « L’autre » en K7 (je me souviens même l’avoir acheté au Super U d’Aytré dans la zone commerciale le long de la rocade qui nous emportait chaque week-end vers l’Ile d’Oléron). Ma culture musicale s’arrêtait là. Et puis… et puis depuis je vis avec un fan adorateur de Mylène. Non pas que j’en sois devenu un, non, mais le plaisir de voir le plaisir que procure chez l’autre le fait de la voir sur scène me remplit de joie. C’est peut être ça l’amour oui ça dégouline un peu). Et il en faut pour attendre des heures sous la pluie en plein vent pour être sûr d’avoir une place en fosse le plus proche de la scène possible. Et c’est là qu’on se rend compte que le mois de juin est particulièrement pluvieux. Vive les ponchos.
Trois fois. Et entre tout ça un petit tour pour voir la « La force du destin » à Bastille. Deux ambiances à coup sûr. Hamburgers à l’Arena. Sandwich au saumon Pradier à Bastille. Cheveux méchés, effilés et déstructurés à l’Arena. Coupe Maniatis à Bastille. Legging à l’Arena. Costumes et tailleurs à Bastille. Mumm à l’Arena. Taittinger à Bastille. Téléloisirs à l’Arena. Figaro à Bastille. Pas sûr que ces deux mondes se croisent bien souvent. Nous faisons le lien. Mi-chic. Mi-beauf. Mi-popu. Mi-csp+.
Dans 30 jours nous seront mariés. Premier 14 juillet la bague au doigt. Feu d’artifice.
Il pleut trop. Il fait froid. La maison est humide. Le mois de juin est pourri. A partir de quelle date pourra-t-on profiter du jardin ? A quoi ça sert de s’être endetté sur 23 ans pour avoir un jardin si c’est pour en profiter 15 jours par an ? L’impression de vivre en Ecosse, les gens souriant, le fish & chips et la stout en moins. Du coup on déménage ? Envie de Glasgow, d’Ullapool, d’Oban et d’ile de Skye.
Je ne bois plus de café. Je bois beaucoup trop de thé. Je porte des costumes Anthony Garçon coupe Paris pour les garçons fins et mesurant moins de1,80 mètre (courts sur pattes quoi). Mais je préfère ça à la coupe Napoli pour les gros baraqués gonflés aux hormones. Et puis Paris ça fait toujours aussi chic même si en vrai le métro pue, que les rues sont dégueulasses et que les gens tirent des tronches de six pieds de long. En vrai c’est Saint Ouen. C’est en fait tout pareil mais ça fait juste moins rêver. Du coup on n’est pas déçu. Pas comme les japonais qui déchantent lorsqu’ils montent dans le RER B après avoir fantasmé sur le romantisme des pavés parisiens et du métropolitain et qu’ils glissent sur un vieux reste de KFC abandonné sur un quai de métro.
Dans 30 jours nous serons mariés. Dans 30 jours nous serons allongés à Vertbois sur la plage à regarder les vagues jouer avec le vent et à se dire que ça ne fait que commencer.

Saint Ouen - Les Puces

Mylène Farmer - 7 juin 2019

Mylène Farmer - 7 juin 2019

La force du destin - 13 juin 2019



mardi 23 avril 2019

Pâques au balcon


Un week-end qui commence par un long trajet en voiture. 25 kilomètres… en 135 minutes. L’absurdité absolue. Des kilomètres de conducteurs comme moi. Coincés sur le bitume. Seuls dans leur habitacle d’une tonne, bloqués. Tous connectés à Waze pour gagner 3 minutes. Waze qui s’affole et change de parcours toutes les 5 minutes dès qu’un quartier pavillonnaire autrefois calme se transforme en dégueuloir à autoroutes. Absurdité. Se dire que définitivement il faut éviter le centre-ville d’Aubervilliers. Ça coince.

Une bonne soirée se termine forcément à la crêperie. On a nos repères. Les lieux ont leur importance.
Chaque jour qui passe fait de Saint Ouen une ville qui n’est plus tout à fait Saint Ouen. A la crêperie, à la table derrière nous Aliénor la mère et Zéphyr et Balthazar les enfants (pour de vrai), le papa n’a pas de nom mais il a la trentaine bedonnante sous son t-shirt Zadig & Voltaire froissé comme il faut. Enfants qui font de la trottinette dans la salle et qui cassent la vaisselle. La mère a peine gêné d’être à la tête d’une horde de petits Attila, le père qui s’en fout royalement et qui sirote sa bière brassée dans le Vexin sans gluten, sans houblon mais avec des omega 3 dedans. Il s’agirait de ne pas brider l’inventivité de ces deux adorables bouts de chou. S’en vouloir de jeter des regards noirs (sans effet). Lutter pour ne pas devenir à 42 ans déjà un vieux con que l’on n’a jamais voulu être mais que l’on devient presque malgré soi. Moi aussi je veux être bienveillant. Souriant et détaché. Mais ceux que l’on a fui en passant du canal Saint Martin à Saint Ouen semblent eux aussi avoir franchi le périph’, cette barrière que l’on pensait naïvement infranchissable. Il va falloir s’y faire je ne bougerai plus. Les bobos me passeront sur le corps. Je resterai là. J’attends avec impatience que Stains soit aussi le nouveau Brooklyn et que ma ville ne soit plus « tendance » comme ils disent, que les restos redeviennent des restaurant du quartier et que les trottinettes trop chouettes aillent s’égayer du côté de Sarcelles devenue hypra hype.
Samedi footing sur les quais. Fendre la foule des badauds venus voir l’âme de la France partie en fumée. On en connait le prix. Plus d’un milliard. Les échafaudages porteront peut être le nom des généreux donateurs. Y’a pas de petits profits.
Samedi achat de livres. La moisson ne fut pas fructueuse Joanny et Houellebecq seront de la partie. Je vous dirai ce que j’en pense. Vous lirez ou pas.
Samedi récupération de mobilier pour enfants transitant entre Oléron, Saint Ouen et Paris. Raison pour laquelle j’ai pris la voiture vendredi. Pour trimballer le barda avec aisance. Retour dans l’enfer automobile. Porte de Clignancourt. Porte de Bagnolet. Un quart de tour. Un quart de Périph’. Vite la garer. Ne plus y toucher. Jusqu’à demain.
Samedi course. Pain traditionnel pas trop cuit. Deux brochettes et deux saucisses. La saison des barbecues est ouverte même si Météofrance semble vouloir la refermer dès demain. Passer à la cave. Un vin bio. Passer au primeur. Brocolis, bananes, pommes, champignons, patates, salade. Tout bio comme il faut. Repasser le Périph’ et se demander si on ne serait pas un peu aussi ce bobo que l’on ne veut pas voir. Ne pas répondre à la question. Trop compliqué. 
Soirée tranquille. Film un peu chiant. Livre excitant.
Dimanche à la campagne ou bien en fin de ville on ne sait plus. Reprendre la voiture du coup puisqu’elle est là. Retour dans les embouteillages. Un dimanche matin. Des lotissements. Un non lieu comme on dit. Mais des vies. Et puis une jolie maison. Un air de vacances. Des amis. Un brunch (saloperie de bobos encore) qui s’éternise. Une échappée dans la forêt. Des arbres, des fleurs, un sous-bois. Un air de vacances bien agréable, là juste là à Voisins le Bretonneux. Un bien bon moment. Rentrer en voiture, louper la sortie. Fallait mettre Waze. Prendre le chemin des écoliers. Clamart, Issy les Moulineaux et monter sur le Périph à Pont du Garigliano. Demi-tour. Saint Ouen.
Dimanche soir pizza. Retrouver le serveur que l’on croyait avoir démissionné. Mais qui se souvient encore des pizzas que nous prenons et du vin que nous buvons. On commande donc les yeux fermés. Magie du commerce de proximité.
Lundi matin. Un lundi qui ressemble à un dimanche. Porridge. Vieux restes d’Ecosse. Aspirateur. Fini les moutons. Caisse du chat. Foncer au cours de sport. Retrouver les badauds devant Notre Dame. Ça n’en finit donc pas. Rentrer à 15H00. Œufs au plat. Reprendre le ménage là où on l’avait laissé dans un coin des toilettes. Et puis jardiner un peu. Tenter de sauver ce qui peut l’être. Maitriser la jungle mais pas trop. Tout est sec. Depuis quand n’a-t-il pas vraiment plu. C’est peut-être nous qui sommes sur le barbecue. La saison a déjà commencé mais n’est pas prête de se terminer. Les mésanges sont prêtes à quitter le nid. Le chat est aux aguets. 
Finir par un verre. Une bière brassée comme il faut. Le long du canal (encore cette histoire de bobos qui ne nous quitte plus). Une amie. Qu’on n’avait pas vu depuis longtemps. Un vrai plaisir comme à chaque fois. Et comme à chaque fois se dire que l’on ne se voit pas assez. Prendre une bière là-haut mais juste là pas trop en bas. Et regarder plus bas les junkies se piquer. Comme si de rien n’était. Bière à 5 balles contre dose bon marché qui va gagner. Chacun son trip. Mais surtout ne pas se mélanger. Pourquoi faire. Un instant se rappeler Cyril Collard. Les nuits fauves c’était ici. Et finalement rien ne semble avoir trop changé. Les bars avec les lampions n’ont encore rien pu y faire. La marge est encore ici.
Rentrer vite. Se dire que Paris c’est tout de même formidable. Un film. Un bon cette fois ci. Un week-end merveilleux qui nous a presque fait sentir le goût des vacances.
Mardi, les mésanges ont quitté le nid.    


Jardin caché

Jardin ouvert

Canal renversé


mardi 19 décembre 2017

Noël est en route

Pour la première fois de ma vie j'ai donc posé une RTT pour faire les cadeaux de Noël en semaine et en évitant (un peu) la foule du samedi.
Et en quelques heures j'en avais fini. Retour rapide à la maison. Emballage des cadeaux pour ne pas que l'amoureux ne tombe inopinément dessus et ça y est Oléron se profile au bout du pont pour les vacances qui débutent dès vendredi matin. Noël à la plage et contre le poêle.
Noël qui arrive mais sans Touptiminou... La maladie ne lui aura laissé quasiment aucun répit. Depuis son hospitalisation il n'aura passé que deux à trois semaines en forme. Puis son état se sera dégradé tellement vite. Prendre la décision de le conduire chez le vétérinaire n'a pas été chose facile mais je ne cesse de me répéter qu'il n'y avait pas d'alternative. Il souffrait trop. Maintenant il repose dans le jardin juste à côté de nous. Pour l'instant je le vois encore partout. Je m'attends toujours à tomber nez à truffe avec lui. A l'entendre trottiner lorsque nous ouvrions la porte. A le sentir grimper sur le lit dès que nous y étions. A nous suivre partout où nous nous trouvions. Nous n'avons pas rangé toutes ses affaires. Nous le ferons progressivement. Il aura vécu avec nous un an et quelques jours mais c'est comme s'il avait toujours été là. Du coup... Grand vide... 

Et pendant ce temps ce répugnant de Philippot vient d’installer le siège national de son groupuscule quasiment en face de chez nous. J'enrage rien qu'à cette idée. Le savoir là lui et sa clique de haineux. Une provocation. A Saint Ouen. 











jeudi 14 décembre 2017

Vu de Saint Ouen


Elle est tout de même extraordinairement photogénique ma banlieue. Pourtant pas très belle. Souvent un peu craspouille. Mais terriblement attachante. Et du coup presque new-yorkaise si ce n'était le bus RATP filant vers une banlieue moins attachante, bétonnée et dont les édiles comptent parmi les plus corrompus de France

mardi 16 octobre 2012

Drogue à tous les étages


En ce moment, mais peut être est ce parce que j’y vis, j’ai le sentiment qu’on parle souvent de ma ville. Il existe bien évidemment un effet d’entrainement des médias qui se précipitent tous pour faire le même sujet au quasi même moment. Il y a un article ici et puis ici et puis aussi ici et puis là aussi ici et puis ici aussi. Et il y en a bien d’autres.

Je vous rassure, rien si ce n’est un certain emballement, n’est venu modifier une situation qui perdure depuis de nombreuses années.

Saint Ouen est, à chaque fois que l’on parle de cette ville, dépeinte comme LE supermarché de la drogue de la région parisienne. LE fournisseur officiel des soirées parisiennes en cannabis. Je fais ici de la publicité gratuit, sachant que le Préfet de Seine Saint Denis a lui-même avoué que l’on trouvait dans la ville la meilleure herbe du département.

Pour autant et au-delà de la simple description des faits je suis surtout frappé de l’omerta sur les solutions possibles pour remédier à cette situation qui fait qu’aujourd’hui  des jeunes collégiens se font embrigader pendant que leurs parents sont au boulot pour guetter l’arrivée de la police pour 50 € par jour. Que des adolescents meurent sous les balles des kalachnikovs dans les rues de cette ville.

Il suffit que deux ministres évoquent une légalisation du cannabis pour que la droite parle de faute morale et appelle à la démission, et qu’au final le premier ministre donne des coups de menton pour siffler la fin de la partie sous l’œil torve d’un président de la république qui se demande encore ce qu’il fait là (nous aussi d’ailleurs).

Pas de discussion sous couvert d’une supposée efficacité de la politique de prohibition actuellement menée. Efficacité à laquelle personne ne peut sérieusement croire. Combien de millions sont dépensés chaque année pour tenter d’endiguer un trafic qui ne cesse de croître ? Comment en effet limiter l’usage donc l’achat d’un produit de consommation de masse ? 

Une politique publique aussi indigente quelque qu’en soit le domaine aurait été arrêtée depuis bien longtemps. Mais s’agissant de drogue le débat se situe au niveau de la morale. Comme les salles de shoot qui pour certains seraient des lieux qui encourageraient la pratique alors qu’il ne s’agit que d’assurer la sécurité des consommateurs.

Une nouvelle fois on voit bien qu’une partie de la gauche a peur de son ombre, a peur d’être taxée de laxiste alors que ce type de décisions relève de la santé publique et doivent permettre de casser des trafics qui aujourd’hui sont préjudiciables à ceux qui vivent au-delà du périphérique. 

lundi 30 juillet 2012

Week-end en attendant les vacances

Un week-end passé à Saint Ouen ou presque. Un petit tour à Paris. Un cinéma. Laurence Anyways. Un film magnifique comme à chaque fois (trois fois) avec Xavier Dolan. Une fresque magnifique. Tout est parfait à défaut d’y être parfait. Les décors, les costumes, les dialogues, le scénario. Envie de retourner au Québec. Envie d’entendre à nouveau à l’longueur de journée ce charmant accent. Alexandre m’a parlé d’imposture en sortant du cinéma. Je ne comprends pas.



Une entrecôte divine comme à chaque fois au Louchebem.

Dimanche, vélo jusqu’à Pantin. Je ne sors plus du 93. Footing le long du canal de l’Ourcq jusqu’à Bobigny.
Puis retour en vélo dans les rues de Paris.

Et puis bricolage. Imperméabilisation des carreaux de ciment à grand coup d’essence de térébenthine. Quatre heures à frotter pour décrasser puis pour enduire.

Et puis j’ai préparé une omelette.

J’ai également pris quelques photos du jardin. Ca rend moins bien en photo qu’en vrai. Ce soit être l’effet des murs tout autour. Mais nos 60 mètres carrés de presque verdure sont bien agréables pour manger dehors sur fond sonore de périphérique qui fait presque penser au ressac de la mer.







jeudi 26 juillet 2012

Saint Ouen


Vous n’ignorez plus rien de notre emménagement dans cette charmante ville de Saint Ouen que je me plais à aimer chaque jour un peu plus pour son côté bordélique, bigarrée et un peu crade dans les angles. Ce n’est pas Neuilly et c’est tant mieux, je ne supporterai pas.

Une particularité de Saint Ouen, pour toi le parisien enfermé dans ton périphérique étriqué (qui du coup n’est peut être pas au fait des mœurs locales), c’est également sa vie politique. Le tout sur fond de communisme municipal déclinant et de socialisme grignotant.

Car oui à Saint Ouen nous avons une majorité communiste, c’est en voie de disparition mais nous nous les avons. Cette majorité ne peut cependant rien faire sans les socialistes et les verts qui peuvent faire basculer les délibérations dans un sens ou dans un autre. Sachant que tout ce petit monde a été élu sur une seule et même liste de second tour. Pour corser le tout il y a cinq verts au Conseil municipal. Deux qui siègent dans la majorité, un, ancien cadre de la ville qui appartenait auparavant au PC qui siège maintenant dans l’opposition et un, autre ancien animateur de la ville qui s’est fait élire sur une liste de droite mais qui siège dans l’opposition de gauche au Maire.

Quant à la droite elle avait fait une liste unique scindée aujourd’hui en trois (le vert en question, l’UMP et le Modem). Sachant que le chef du Modem a indiqué qu’il faisait maintenant partie de la majorité de gauche…

Bref à ce niveau d’embrouillamini je comprends que vous n’ayez rien compris car moi-même je n’y comprends plus grand-chose. Mais dans les grandes lignes on peut donc tirer ce portrait déglingué du Conseil municipal.

Et puis par-dessus tout ça il faut rajouter le fait que la ville soit à majorité communiste et ce depuis la libération. Alors je vous arrête tout de suite vous le bobos parisiens. Moi je n’ai rien contre les communistes, je suis de gauche itou itou. Même si je ne suis pas communiste j’ai beaucoup de sympathie pour nombre d’entre eux qui sont désintéressés, impliqués dans le débat public.

Mais alors dans ma ville de Saint Ouen, le moins que l’on puisse dire et que nous y sommes pas tout à fait. Il y a surement des gens sincères au sein du groupe coco. Surement. Mais en regardant les rediffusions du Conseil municipal je m’aperçois que l’on est surtout dans le délire vis-à-vis du gouvernement, des patrons, des associations non affidées, des bobos parisiens (oui oui toi) qui déferlent sur la ville en rachetant les tous mignons pavillons de banlieue des puces, …
Et puis surtout parce que cette ville n’est pas gérée. Mais pas gérée du tout. Un seul exemple. Mais promis de reviendrai maintenant plus souvent sur la vie politique atypique de ce coin de Seine Saint Denis.

Un seul exemple donc : La patinoire.
La patinoire c’est ça !



Je suis bien persuadé que vous vous dites mais qu’est ce que c’est que ce truc de tôles qui menace de s’effondrer. Ou bien vous demandez si ce n’est pas un vieux reste de halle perdue en Ouganda. Et bien ce truc de tôles rouillées c’est en fait une œuvre magistrale d’urbanisme et d’architecture de Paul Chemetov. Elle date de 1979. Alors je te rassure toi lecteur elle a toujours été aussi moche. Au lieu d’être jaune et verte elle était simplement rouge et blanche lors de l’inauguration.
Cette verrue atroce est construite au dessus d’un boulevard tant et si bien qu’il faut passer sous la patinoire pour longer cette rue. Je te laisse imaginer les odeurs de pisse, les recoins abandonnées aux ordures que cela suppose. Pour couronner le tout il y a un parking souterrain dont le niveau de glauquitude est à son apogée.
Bien sûr la patinoire n’a pas du voir un coup de pinceau depuis au moins 20 ans. C’est rouillé, le béton éclate sous l’effet de la corrosion des éléments d’armement. Et pour apporter la cerise sur le gâteau cette patinoire n’est pas construite dans un coin reculé de la ville, dans une zone industrielle en déshérence. Non elle est posée comme un chien pose son étron en plein centre ville coincée entre la Mairie et un ensemble scolaire qui aurait pu avoir bonne mine si ce n’était ce furoncle prêt à éclater à ses côtés.

Ca c’est un exemple et j’en ai plein d’autres sous le coude mais je ne veux pas tout vous montrer d’un coup. Mais je vous rassure une nouvelle fois Saint Ouen c’est vraiment chouette et toutes ces horreurs participent finalement au charme de la ville qui n’en manque décidément pas.

jeudi 28 juin 2012

Moment

Il y a des moments comme ceux là où tout va pour le mieux. Des moments plus ou moins longs où le bonheur est là à chaque minute sans que rien ne semble pouvoir l’altérer.

Des moments comme en ce moment. Le soleil revient, les vacances se profilent. Dans une semaine, la charge de travail va lentement mais surement décroitre. Les journées de travail vont lentement mais surement se réduire. La maison est belle, le temps des pique nique entre amis est revenu. Les terrasses des cafés donnent envie de s’y attarder.

Chaque jour apporte son lot de bonnes nouvelles. Il y a comme une petite musique de jazz musette qui trotte continuellement dans la tête. Le monde est beau même s’il est très laid.

Je me demande à quel moment tout cela va s’arrêter…

Rien à voir. Mon quartier (ma presque rue) avant il était comme ça :




Et maintenant il ressemble à ça (j’ai trouvé cette illustration faîte par un certain JR). Mélange hétéroclite des genres, des architectures des habitants, des fonctions comme on dit en urbanisme. C’est mon quartier et je l’aime bien.


lundi 20 février 2012

Boarding


Ce matin en arrivant au travail le ciel était très bleu, du coup les avions atterrissant à Roissy se détachaient. C’est à ce moment que j’ai réalisé que dans deux jours nous allions prendre notre bouffée annuelle asiatique. Direction le Cambodge pour trois semaines. Comme d’habitude nous n’avons que les billets allers et retours et encore que pour Bangkok. Pour le reste nous verrons bien sur place. J’ai hâte de me laisser bercer, trainer par le simple fait de contempler et de ne rien faire dans la chaleur et la moiteur des rives du Mékong.

J’ai l’impression que c’était hier que nous étions aux Philippines mais cela fait plus d’un an déjà. J’ai hâte, j’ai hâte.

Ce week-end fut banlieusard. Nous avons testé les nuits de Saint Ouen. Tout d’abord le cinéma de la ville pour y voir « Le Havre » d’Aki Kaurismäki. Que dire de plus sur ce film que Libé résume comme ça : « On quitte "Le Havre" gonflé à l'hélium, heureux et attendri comme une escalope de veau à la normande. » Je n’en dirai donc pas plus tout est dit.

Puis nous avons mangé dans un chinois de la ville. Honnête. Tout y est même le poisson mort dans l’aquarium c’est dire.

Dimanche. Marché sous le soleil. Promenade rue du Landy, le long du canal de Saint Denis. Marché de Saint Denis avant un retour à Saint Ouen.
Sensation de vivre un peu derrière le rideau de Paris. Comme dans les coulisses.

Un beau week-end à peine terni par le discours de Sarkozy. Discours qui fleure bon la France rance. Discours démagogique auquel personne ne croit même pas lui. Une seule question : comment peut on être jeune et venir secouer un drapeau français dans un meeting de l’UMP. Ca me dépasse.

Vu Gilbert Collard sur France 5. J’ai tenu 12 minutes. J’ai zappé. Tenté de regarder Hollande sur BFM TV. Me suis endormi.

mercredi 21 décembre 2011

Wonder

Ce petit film traite de la reprise du travail en 1968 aux usines Wonder. Il s'avère que cette usine aujourd'hui abandonnée est située à proximité de la maison et que je passe quotidiennement devant. La deséspérance de cette ouvrière m'a beaucoup émue. J'imagine aisément ses conditions de travail terrible et les eépérances qu'avaient du faire naître la révolte de 68. 

Aujourd'hui l'usine a fermé. C'est une friche. Le terrain est pollué. Abandonné.

mardi 6 décembre 2011

Gégé la perceuse

Là tel que vous me voyez et bien j'ai fais un trou dans mon mur tout beau avec une perceuse sans me tromper de mèche spéciale béton. J'ai introduit une cheville avant de visser un crochet pour y suspendre un tableau. suis vachement fier !
Et en plus, le trou il est presque bien fait.

lundi 14 novembre 2011

Au (presque) final : ça donne ça

Comme promis voici quelques photos de notre nouvelle maison avec nos meubles... Bon tout n'est pas terminé et les ouvriers travaillent encore sans compter que nos anciens meubles ne sont pas tous appropriés et que nous les changerons petit à petit... On commence donc la visite

Donc là au bout à gauche c'est l'entrée sur rue avec une penderie et de quoi ranger les chaussures. Il y a une marche qui permet de délimiter la zone où l'on peut être en chaussures et le reste où l'on ne peut plus. Ce bout de couloir dessert donc les toilettes et des étagères qui forment un peu une arrière cuisine.
Cette photo est prise depuis l'entrée (là où il y a la marche. du coup on voit au bout la porte fenêtre qui donne sur le jardin et l'arrière cuisine
Ici on voit un bout du couloir avec la porte des toilettes qui sont peintes en orange et au bout le salon salle à manger
 La cuisine vue de l'arrière cuisine avec au fond le salon
La cuisine vue cette fois ci du salon (la hotte reste à brancher et les portes des placards à changer ainsi que la plinthe à poser)
 Le salon et la salle à manger avec au fond à gauche la montée de l'escalier
 Le nouveau canapé, le nouveau tapis, le vieux ficus et le très vieux chat
La suite du salon avec près de la tapisserie le coin bureau derrière la porte sur le mur de la tapisserie la poste des toilettes et tout au fond au fond l'entrée de la maison
 Le salon avec la baie vitrée que nous avons créée.
 La montée de l'escalier
 La descente de l'escalier vue du premier étage
 Le palier avec le lit d'appoint
 La chambre d'amis rouge
 La chambre d'amis jaune sans lit pour le moment
 Une autre vue du pallier avec au fond les placards et sur la droite les deux portes des deux chambres d'amis
 Notre chambre qui elle possède un mur prune
 Un autre angle de vue de notre chambre
Une image floue de la cabine de douche bains de la salle de bains (manque encore des carreaux). Avec quatre possibilités :
Bain dans la baignoire,
Douche dans la baignoire,
Douche avec une pomme de douche sur le bois,
Douche sous la gigantesque pomme de douche fixée au plafond sur le revêtement en bois...
L'autre partie de la salle de bains avec le linge qui sèche 
Le lavabo...

Voilà pour la visite reste encore l'extérieur qui ressemble à Verdun dans les meilleures années de la première guerre... La suite prochainement.

mercredi 9 novembre 2011

Travaux et chevelure


Alors que s’est il passé depuis notre emménagement ? Et bien le chantier évolue par petites touches quasi subliminales.
Tout d’abord les raccords et reprises peinture sont terminées. Les placards sont eux aussi également terminés. Ne reste plus qu’à installer les poignées sur ceux du rez-de-chaussée. A l’extérieur, les enduits sur les murs du jardin sont faits. Les drains autour de la maison sont réalisés. Le contour de la porte d’entrée sur rue a été fait.

Donc outre de petites réserves dans chaque pièce, il reste à terminer la fixation de l’immense pare douche. Changer le lavabo qui mesure aujourd’hui 1,20 mètre et qui est trop grand pour le meuble qui le supporte. Poser le lave mains dans les toilettes du rez-de-chaussée. Finaliser l’installation de la hotte dans la cuisine. Décaper les carreaux de la cuisine abimée par les ouvriers du chantier et remplacer les façades des tiroirs et placards de la cuisine par celles confectionnées par le menuisier.

A l’extérieur, nous lançons dans les tous prochains jours la réfection du mur de clôture sur rue, la peinture et le réglage du portail et du portillon avec une occultation par la pose d’une plaque de ferronnerie. La rénovation et la pose des volets. L’entreprise de couverture est quasi prête à commencer les travaux de réfection de la toiture. Ne restera plus que le ravalement de la maison que nous espérons financer en partie par la perception des pénalités de retard du chantier de rénovation de la maison (à ce jour 45 jours de retards).

En dehors de ça… Et bien en dehors de ça c’est l’automne et même pire le mois de novembre, saison et mois que je déteste. Humidité, grisaille pénétrante, journée courte et sombre.

Pour la droite donc en 1997 la gauche aurait donc volé le pouvoir. Je me souviens moi que c’était la première fois que je votais. Ou plutôt la première fois que je faisais entendre ma voix puisque j’avais donné procuration (à mon père ou mon frère), habitant Toulouse à l’époque et votant toujours à Orléans.

Je me souviens surtout de la victoire de la gauche et de l’espoir que cela avait suscité, mais aussi des années qui ont suivi contrastant avec l’affairisme d’un Chirac et d’un Juppé. Jusqu’en 2000 je me souviens avoir été fier de la politique menée. Je trouve incroyable que l’on puisse dire à l’Assemblée que nous aurions volée la victoire… Epiphénomène d’une droite qui se sent propriétaire du pouvoir au point de considérer l’alternance comme un vol.
                                                                                                             
Bunga bunga, Berlusconi va sauter ! Houra houra.

Et ça n'a rien n'à voir avec ci dessus, mais ci dessous voici l'ineffable tante chevelue !