Jaisalmer, dernière étape de notre voyage en Inde dans le désert du Thar. Maintenant que nous sommes experts en bus, nous prenons ce mode de déplacement pour effectuer le voyage entre Jodhpur et Notre dernière étape.
Je vous passe les commentaires sur le vomi, vous n'en savez que trop sur le sujet, mais juste un mot pour vous dire que ce voyage ne nous a pas, en la matière déçu.
Sinon la route est longue (5 à 6 heures), chaotique (nous passons dans des endroits où les routes ne sont pas goudronnées), et chaude. Notre bus roule un peu au milieu de rien. Parfois nous traversons un village poussiéreux où tout semble sur le point de s'effondrer ; seuls les sarees des femmes et les turbans des hommes donnent de la couleur au paysage qui n'est que couleur poussière.
Puis la route devient droite, très très droite et nous roulons à vive allure (40 kilomètres heure ?) au milieu du désert.
Avant d'arriver en ville il nous faut nous acquitter d'une sorte d'octroi pour touristes de 20 roupies. Une barrière est posée au milieu de la route et arrête tous les touristes afin de les faire participer à l'effort d'entretien de Jasailmer.
Finalement nous arrivons dans la ville dorée située à 100 kilomètres de la frontière avec le Pakistan. La ville est petite comparée à celles que nous avons visité.
Un chauffeur de l'hôtel nous attendait à l'arrêt du bus pour nous conduire directement à ce qui sera notre dernier hôtel en Inde.
Et pour le coup nous ne sommes pas déçu (enfin façon de parler). Comme nous tombons sans le savoir durant la période du festival du désert, le prix de la chambre à doublé de 5 à 10 euros. Mais surtout la chambre est tout simplement infâme et la douche est les toilettes d'une saleté incroyable (vous savez avec les traces itou, itou). Les draps ont passé le stade pouvant être qualifié de limite et les couvertures devaient initialement servir aux vaches du quartier. Sinon il est vrai que l'accueil était très sympathique et le petit restaurant situé sur la terrasse de l'hôtel vraiment bon.
Donc Jaisalmer je vous résume le truc, une ville au milieu du désert à l'origine située sur la route de la soie. Y vivaient donc des gens très riches qui ont pu se faire bâtir de belles maisons (ici on dit Havelis) autour de la forteresse qui domine la ville.
La ville en dehors de la forteresse est composée d'une rue commerçante principale que nous avons arpentée en large et en travers. La forteresse qui ressemble à un gros château de sable renferme le palais ainsi que des habitations au milieu d'un dédale de ruelles et de temples Jaïns.
Cette ville était vraiment, mais comme toutes celles que nous avons traversées, magnifique et avec une identité marquée.
Nous avons aimé nous promené dans ses rues envahies comme à l'accoutumée de vaches, de chiens mais exempts de rickshaw (remplacés par des motos en nombre incroyable).
Justifiant le doublement du prix de notre chambre nous sommes allés faire un tour au festival du désert (qui n'est finalement qu'un attrape touristes indiens comme étrangers). Nous avons donc assisté à un concert de musique traditionnelle qui rappelait très nettement le concert de klaxons incessants que l'on peut entendre autour de la gare de Delhi, une démonstration de chameaux ainsi qu'à une exhibition de la patrouille d'Inde.
Que dire de plus si ce n'est que nous avons tâché de nous en mettre plein la vue avant rentrer à Delhi.
Finalement après trois nuits à Jaisalmer, il faut bien se résoudre à reprendre le train pour un très très long voyage de près de vingt heures. Comme d'habitude le train a lambiné, mais depuis longtemps j'ai appris (Alexandre n'aimait pas trop ce jeu) à descendre du train à chaque gare pour aller acheter un truc à grignoter, un chaï à boire puis à remonter dans ce dernier alors qu'il quitte déjà la gare et ce afin de rompre la monotonie du voyage.
Nous rencontrons des gens avec qui discuter de tout et de rien et surtout des différences entre l'Europe et le Sous continent indien.
Le train passe par Jodhpur, Jaipur, Agra, c'est un peu comme si nous visionnions un film à l'envers.
Finalement nous arriverons à Delhi avec moins d'une heure de retard un record !
Il nous reste donc une journée à flâner dans les rues une fois nos bagages abandonnés à la consigne (un modèle d'organisation à l'indienne, puisqu'il faut remplir un papier, qu'un employé recopie sur un cahier en trois exemplaires, qui donne un exemplaire à un autre employé qui le colle sur les sacs et donne les sacs à un autre employé qui va les ranger... le tout autour d'un magnifique et chatoyant feu d'ordure dans un coin du local).
Nous nous décidons à revenir dans le quartier de notre premier hôtel. Tout nous y semble plus propre qu'ailleurs en Inde alors même que c'est dans cette rue que nous avons eu le choc de notre première vision et rencontre de l'Inde, comme quoi encore une fois tout est relatif.
Delhi parait réellement plus calme que dans mon souvenir et comparativement aux autres villes de notre voyage alors que je me souvenais encore de notre fascination pour l'agitation, le bruit, le monde...
Nous passons beaucoup de temps attablés à boire de thés et à manger nos derniers Pakoras, Dhal, Samosas...
En fin de soirée nous avons pris un Rickshaw pour gagner l'aéroport, une heure de route pour faire 15 kilomètres en comptant les arrêts essence et pipi du chauffeur.
L'aéroport est vraiment minuscule, on ne peut y rentrer qu'avec un billet d'avion (heureusement que j'avais imprimé le mail de confirmation), des milliers d'indiens attendent donc à l'extérieur pour voir ceux qu'ils accompagnaient passer les portiques de sécurité.
Finalement nous dépensons nos dernières roupies dans le seul restaurant de l'aéroport avant de monter dans l'avion.
Au moment de monter on m'apprend que je suis surclassé... mais pas Alexandre. Du coup je reste en classe éco (j'ai peur de l'avion et je veux pouvoir m'accrocher à une épaule de confiance). Au passage merci à Air France de séparer deux garçons qui voyagent ensemble mais qui a pris grand soin de ne pas séparer les couples composés d'un homme et d'une femme pour les autres surclassements.
Nous arrivons à Paris à 5H30 dans le froid, la pluie et le vent après plus de 48 heures de voyages (en comptant le train depuis Jaisalmer) et surtout sans nous être douchés (heureusement Enn' n'est pas passé à Paris durant notre voyage et l'on peut donc espérer que notre chauffe-eau soit encore en vie).


La Forteresse de Jaisalmer et la parade de la patrouille d'Inde.

La ville et le désert

La forteresse la nuit vue depuis la terrasse de notre hôtel




Les rues de Jaisalmer et les Havelis
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Les temples Jaïns
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La ville dorée
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Le palais à l'intérieur de la forteresse
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La démonstration de chameaux lors du festival du désert
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La forteresse à la tombée de la nuit

La salle de bains si l'on peut dire...

Le train pour Delhi en gare de Jaisalmer
L'intérieur du train et ma couchette en haut à droite
Voilà en résumé, sans talent et bien maladroitement un petit compte rendu de notre voyage en Inde. Quoi dire de plus si ce n'est que ce pays m'a envoûté avec ces beautés, ces horreurs. Que dire de plus si ce n'est que d'y retourner pour explorer un peu plus avant ce pays fascinant.