Un vendredi en congés. La visite
du Sénat. L’avoir pour soi. Sentiment bizarre de déambuler dans une grande
maison vide, symbole, même suranné, même dévoyé de la démocratie. Déjeuner dans
un salon sous les ors de la République. Charmant moment. Croiser Benoit Hamon
surgi au détour d’un couloir se rendant aux toilettes. Avoir confirmation qu’il
se lave bien les mains avant de quitter les toilettes. C’est décidément un mec
bien en tout point.
Rester 30 minutes dans les
travées de l’hémicycle et se repaître des noms actuels ou anciens, illustres ou
inconnus qui se sont assis dans ces fauteuils adaptés au séant plus ou moins
impotent.
Finir par un tour aux jardins et
par la visite de Saint Sulpice.
Le lendemain rester au lit.
Fiévreux. Sortir le soir. A Saint Cloud. Autre perspective sur la ville. La
beauté, définitivement, se paie. Je m’en passe.
Un dimanche aux Puces. Un
dimanche qui file trop vite. Et l’angoisse du lundi. Toujours cette fichue
angoisse qui monte à mesure que le soleil décline. La boule au ventre qui
revient. La semaine devant soi qui semble interminable. L’absurdité de se dire
que l’on court après ces deux jours de congés et que l’on est en apnée les 5
jours qui les précédent ou qui se succèdent. Le prochain week-end durera trois jours.
C’est toujours ça que la boule au ventre n’aura pas.
Ce soir Macron va s’exprimer.
Avant je serais resté scotché devant la télé pour suivre ce moment. Mais ça c’était
avant. Aujourd’hui je m’en contrefiche. Je lirai demain les commentaires dans
les journaux. Le journal. Libération. Et basta. Ne pas entendre le son de sa
voix. Il m’insupporte.
Demain mardi. Plus que quatre
jours.






















