lundi 15 avril 2019

Tourner en rond

Un vendredi en congés. La visite du Sénat. L’avoir pour soi. Sentiment bizarre de déambuler dans une grande maison vide, symbole, même suranné, même dévoyé de la démocratie. Déjeuner dans un salon sous les ors de la République. Charmant moment. Croiser Benoit Hamon surgi au détour d’un couloir se rendant aux toilettes. Avoir confirmation qu’il se lave bien les mains avant de quitter les toilettes. C’est décidément un mec bien en tout point.
Rester 30 minutes dans les travées de l’hémicycle et se repaître des noms actuels ou anciens, illustres ou inconnus qui se sont assis dans ces fauteuils adaptés au séant plus ou moins impotent. 
Finir par un tour aux jardins et par la visite de Saint Sulpice.
Le lendemain rester au lit. Fiévreux. Sortir le soir. A Saint Cloud. Autre perspective sur la ville. La beauté, définitivement, se paie. Je m’en passe.
Un dimanche aux Puces. Un dimanche qui file trop vite. Et l’angoisse du lundi. Toujours cette fichue angoisse qui monte à mesure que le soleil décline. La boule au ventre qui revient. La semaine devant soi qui semble interminable. L’absurdité de se dire que l’on court après ces deux jours de congés et que l’on est en apnée les 5 jours qui les précédent ou qui se succèdent. Le prochain week-end durera trois jours. C’est toujours ça que la boule au ventre n’aura pas.
Ce soir Macron va s’exprimer. Avant je serais resté scotché devant la télé pour suivre ce moment. Mais ça c’était avant. Aujourd’hui je m’en contrefiche. Je lirai demain les commentaires dans les journaux. Le journal. Libération. Et basta. Ne pas entendre le son de sa voix. Il m’insupporte.
Demain mardi. Plus que quatre jours.






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