Donc après Dumaguette nous avons
entrepris un long trajet qui nous a amené jusqu’à l’ile de Boracay en passant
par Bacolod et Iloilo. De Negros à Panay.
Trajet effectué en bus et en
bateau pour passer sur ces trois îles. Le moins que l’on puisse dire est que ce
trajet n’était pas touristique. Nous étions seuls une nouvelle fois pour
contempler les paysages magnifiques de ces îles. Enfin seuls, disons les seuls
occidentaux, parce qu’en réalité nous étions très nombreux dans les bus. Du sol
au plafond, sur les côté et même au dessus comme d’habitude.
Bacolod s’est révélée étouffante.
Nous étions dans un hôtel un peu craspouille, bourré de moustiques (en fait
notre fenêtre de la salle de bains était à l’intérieur d’un poulailler, mais
nous sommes hyper prudents avec la grippe aviaire…). L’avantage c’est que nous
avons payé notre chambre trois fois rien, l’inconvénient c’est que nous avons à
peine dormi.
Rien de particulier à voir à
Bacolod et vraiment j’ai le souvenir d’une ville étouffante, construite à
l’américaine avec de très longues avenues sans charme bordées de fast-food.
Nous avons tout de même réussi le soir à dégoter un ensemble de rues sombres
bordées de café à la musique assourdissante pour se désaltérer avec une bière
fraîche.
Cet arrêt n’était pas
initialement prévu, mais notre bus avait pris beaucoup de retard et il n’y
avait plus de bateau pour faire la traversée vers l’île de Panay pour rejoindre
la ville portuaire de Iloilo.
Un coup de taxi, nous sommes au
port et embarquons pour Iloilo située juste en face de Bacolod. Finalement au
premier abord les deux villes se ressemblent et Iloilo semble sans charme. Nous
trouvons un hôtel le long de la rivière qui ressemble cependant plus à un
égout. Pour autant à force de marcher dans les rues nous finissons par trouver
le centre ancien très fortement marqué de la colonisation. Cette
ville s’avère au final charmante avec son quartier du port fait de bric et de
broc.
Le grand défi s’avérera cependant
de trouver un restaurant pour le soir car la ville est très pauvre sur ce plan.
Néanmoins nous trouvons une terrasse le long d’une avenue sans âme. Et comme
d’habitude aux Philippines, la musique américaine dégoulinante, le sourire des
habitants finiront par donner une chouette atmosphère à cette soirée.
Le lendemain c’est le départ pour
trois jours de repos dans un palace de l’île de Boracay. Mais avant une journée
de transport en bus se profile.
Boracay c’est tout d’abord une
aberration écologique. Soit un confetti des Philippines avec une plage
magnifique mais surtout des centaines d’hôtels qui se succèdent les uns à côté
des autres. Sur cette île que des touristes, qui viennent en avion par le petit
aéroport situé en face. Les européens font 14 heures d’avion pour juste venir
ici sans rien voir d’autres (pour la majorité d’entre eux) des Philippines.
Après plusieurs heures de bus
nous arrivons donc devant l’embarcadère pour accéder à Boracay. Nous avons
chaud, nous sommes un peu exténués par le trajet et alors que nous nous
apprêtions à prendre un bateau pirogue, alexandre s’aperçoit que notre
hôtel : le Shangri-la possède un embarcadère à son nom.
Ni une ni deux nous entrons. Ou
plutôt nous tentons d’entrer. Car il faut croire qu’après près de trois
semaines à arpenter les Philippines avec notre sac à dos. Après de très longues
heures de bus non climatisés. Habillés de débardeurs un peu avachis nous ne
collons pas trop à la clientèle type de ce genre d’établissement.
Il aura donc fallu dégainer notre
réservation pour avoir le droit de rentrer dans le bâtiment. Là c’est un peu le
choc de deux cultures. La salle d’attente est hyper climatisée, on nous
débarrasse de nos sacs cradingues. On nous sert un rafraîchissement. Les gens
qui attendent le bateau privé semblent tout juste débarqués d’un avion et
semblent avoir voyagés en première. Les valses sont du Vuitton, ou Samsonite…
Bref on détonne dans le paysage
avec nos visages poussiéreux…
Finalement nous montons dans un
hors bord, seuls à bord.
Pour chambre nous avons en fait
une maison qui nous est réservée avec jardin et piscine privative ainsi qu’un accès
direct à la plage.
La plage et la mer s’avéreront
les plus belles qu’il m’ait été données de voir. Un vrai aquarium géant. Autant
vous dire que durant trois jours nous avons pleinement profité des lieux pour
nous remettre (!) de ce voyage.
Nous avons passé beaucoup de
temps sur la plage ainsi qu’à profiter de notre piscine rien qu’à nous. Les
différents restaurants de l’hôtel se sont avérés délicieux. Le buffet du petit
déjeuner était incroyable.
Quel bonheur une fois la journée
passée, de siroter une bière au bord de la piscine. Et de se
coucher dans un lit si grand. La salle de bains était également incroyable.
Bref un moment magique, et d’autant plus appréciable que nos conditions de
voyage avaient été parfois plus que spartiates.
Nous avons donc passé 3 nuits
dans ce petit paradis terrestre avant de reprendre le hors bord dans l’autre
sens. Direction l’aéroport de l’autre côté. Un minuscule aéroport avec une
piste absolument riquiqui. D’un côté la mer, de l’autre la montagne. Bref on
sert les fesses et on croise les doigts pour que l’avion veuille bien s’envoler
très vite.
Une heure plus tard nous sommes
de retour à Manille. Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un hôtel et
finalement nous nous retrouvons dans le même hôtel que le jour de notre
arrivée, donc dans le même quartier. Nous retrouvons Manille avec plaisir. Un
vrai grand plaisir que de marcher sur le front de mer au coucher du soleil
malgré la puanteur des eux. Le lendemain nous nous envolons pour Paris.
Avec plus de dix mois de recul je
garde de ce voyage un excellent souvenir comme à chaque fois à dire vrai. Bien
que beaucoup de gens aient eu l’air étonné que nous allions aux Philippines je
ne regrette absolument pas d’avoir découvert ce pays un peu à l’écart des
circuits touristiques. Un voyage finalement très nature où nous avons pu comme
à chaque fois profiter de la chaleur et de l’humidité que j’aime tant. Un seul
bémol la nourriture, finalement assez peu variée et surtout pas terrible
terrible.
Il en sera différemment dans deux
mois pour notre prochain départ pour le Cambodge et la découverte de Bangkok,
ville dans laquelle nous passons depuis des années sans jamais nous y arrêter.
Notre chambre à Bacolod ainsi que la salle de bains avec un système de chauffage de l'eau somme toute assez sommaire. La fenêtre donnait sur l'intérieur d'un poulailler...
Bacolod la nuit...Et Bacolod le jour...
Une des rues un peu triste de Iloilo
Les petites maisons le long du port de Iloilo
J'ai failli m'éclater la tête sur cette jetée qui glissait à mort
Les rues de Iloilo, qui gardent pour certaines, un certain charme colonial.
L'embarcadère pour l'île de Boracay
notre hôtel, le Shangri-La vu de la réception
Oui tout ça c'était rien que pour nous et exclusivement pour nous. J'oubliais également que le mini bar était rempli à volonté que nous bénéficions de fruits à volonté ainsi que de petits gâteaux à l'heure du thé. Et pour couronner le tout un majordome à notre service exclusif. What else ?
La mer... incroyable
L’aéroport pour rentrer à Manille. Petit tout petit.
Boracay vu du cielDes maisons flottantes de pêcheurs dans la baie de Manille
Manille avant l'atterrisage
Dernier coucher de soleil sur la baie de Manille avant le retour sur Paris... pas envie.













































































