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mardi 3 septembre 2019

Automne météorologique

Alors oui bien sûr il s’est passé beaucoup de choses ces deux derniers mois. 

Un mariage et pas des moindres, des vacances au soleil durant tout le mois de juillet (lambiner sur l’Ile d’Oléron). Un mois d’août à Paris avec une nouvelle virée à Oléron et dans l’Yonne, des BBQ, des balades à pieds et en vélo, des footings matinaux et d’autres moins. Des livres lus mais pas tant, tant le mariage occupait mon esprit, puis la fatigue, qui m’empêchait de garder les yeux ouverts. Des séries à regarder et comme tout le monde Years & Years que j’ai beaucoup aimé. Et Pose aussi. 

Et puis la lancinante question du travail qui me donne envie de prendre mes jambes à mon cou. 

S’évader en partant à Genève dans 10 jours. A Berlin pour la Toussaint, quelque part pour fêter le nouvel an ? Et deux semaines en Inde en février pour un parcours presque inédit : Delhi, Amristar, Hardiwar, Rishikesh, Lucknow, Varanasi, Agra et Delhi. Deux semaines de bonheur avec Alexandre et ma tante dans les bagages.

 

Toujours aussi hâte de partir à la (re) découverte de ce pays et (re) trouver Delhi. Du coup j’ai commandé une tripotée de livres sur l’Inde. Je dévore. Je ne comprends pas pourquoi les gens passent par Amazon pour acheter leurs livres. Le service de Gibert est hyper efficace et moins cher. Je suis adepte. J’ai envie que l’été se prolonge mais je le sens fuir.

lundi 5 août 2019

vendredi 14 juin 2019

J-30


Si on m’avait dit qu’un jour j’irai voir ne serait-ce qu’un concert de Mylène Farmer j’aurais ri au nez de celui qui aurait osé affirmer une telle chose. Du coup je vais en voir trois.
Comme tout le monde j’ai acheté quelques albums adolescent boutonneux que j’étais. En l’occurrence deux. « Ainsi soit je » en CD et « L’autre » en K7 (je me souviens même l’avoir acheté au Super U d’Aytré dans la zone commerciale le long de la rocade qui nous emportait chaque week-end vers l’Ile d’Oléron). Ma culture musicale s’arrêtait là. Et puis… et puis depuis je vis avec un fan adorateur de Mylène. Non pas que j’en sois devenu un, non, mais le plaisir de voir le plaisir que procure chez l’autre le fait de la voir sur scène me remplit de joie. C’est peut être ça l’amour oui ça dégouline un peu). Et il en faut pour attendre des heures sous la pluie en plein vent pour être sûr d’avoir une place en fosse le plus proche de la scène possible. Et c’est là qu’on se rend compte que le mois de juin est particulièrement pluvieux. Vive les ponchos.
Trois fois. Et entre tout ça un petit tour pour voir la « La force du destin » à Bastille. Deux ambiances à coup sûr. Hamburgers à l’Arena. Sandwich au saumon Pradier à Bastille. Cheveux méchés, effilés et déstructurés à l’Arena. Coupe Maniatis à Bastille. Legging à l’Arena. Costumes et tailleurs à Bastille. Mumm à l’Arena. Taittinger à Bastille. Téléloisirs à l’Arena. Figaro à Bastille. Pas sûr que ces deux mondes se croisent bien souvent. Nous faisons le lien. Mi-chic. Mi-beauf. Mi-popu. Mi-csp+.
Dans 30 jours nous seront mariés. Premier 14 juillet la bague au doigt. Feu d’artifice.
Il pleut trop. Il fait froid. La maison est humide. Le mois de juin est pourri. A partir de quelle date pourra-t-on profiter du jardin ? A quoi ça sert de s’être endetté sur 23 ans pour avoir un jardin si c’est pour en profiter 15 jours par an ? L’impression de vivre en Ecosse, les gens souriant, le fish & chips et la stout en moins. Du coup on déménage ? Envie de Glasgow, d’Ullapool, d’Oban et d’ile de Skye.
Je ne bois plus de café. Je bois beaucoup trop de thé. Je porte des costumes Anthony Garçon coupe Paris pour les garçons fins et mesurant moins de1,80 mètre (courts sur pattes quoi). Mais je préfère ça à la coupe Napoli pour les gros baraqués gonflés aux hormones. Et puis Paris ça fait toujours aussi chic même si en vrai le métro pue, que les rues sont dégueulasses et que les gens tirent des tronches de six pieds de long. En vrai c’est Saint Ouen. C’est en fait tout pareil mais ça fait juste moins rêver. Du coup on n’est pas déçu. Pas comme les japonais qui déchantent lorsqu’ils montent dans le RER B après avoir fantasmé sur le romantisme des pavés parisiens et du métropolitain et qu’ils glissent sur un vieux reste de KFC abandonné sur un quai de métro.
Dans 30 jours nous serons mariés. Dans 30 jours nous serons allongés à Vertbois sur la plage à regarder les vagues jouer avec le vent et à se dire que ça ne fait que commencer.

Saint Ouen - Les Puces

Mylène Farmer - 7 juin 2019

Mylène Farmer - 7 juin 2019

La force du destin - 13 juin 2019



lundi 6 mai 2019

Retour de plage


Alors oui bien sûr il faut toujours revenir. Le corollaire des vacances c’est le travail. L’un ne va pas sans l’autre. Il n’y aurait pas de vacances sans les heures passées au bureau et dans les transports. Le problème c’est que les vacances passent toujours plus vite que le temps que nous passons à attendre qu’elles arrivent ou à regretter qu’elles soient passées. Les faux derches diront que rien ne vaut le travail, je le leur laisse.

Une semaine à Oléron. Entre lecture, merlu mayonnaise, tractage sur le marché du Château, bulots, balades sur la plage, langoustines, journal, fish  chips, balades sur la citadelle, rougets à la tapenade, footing jusqu’au chenal d’Ors, huîtres, salon du livre et brocante.

Une semaine à faire faire des devis, remplir un dossier de mariage, attendre la publication des bans, revisiter la salle, se donner des idées de déco. Se dire que dans presque deux mois c’est plié. La bague au doigt et tout ça.

Une semaine à Oléron c’est aussi retrouver la famille, du moins une partie, l’autre restera sur Facetime avant que nous soyons à nouveau réuni en juillet.

Je vous le confirme c’est la pleine saison des asperges, des fraises et des patates nouvelles. Les langoustines sont à 12 euros le kilo et la chocolatine est encore à moins de 1 euro, les joies de la province, les producteurs de légumes au marché et un panier de la ménagère à la hauteur des salaires pratiqués.

Lire aussi des revues. Un livre. Le dernier Houellebecq. Le premier de ma vie. J’avais un a priori très fortement négatif. Peut-être plus lié au physique de l’écrivain qu’à son écriture. Ce n’est finalement pas si mal. Horriblement cru. Je ne pensais pas. Quelques belles trouvailles néanmoins. Le mec semble assez doué tout de même et bien renseigné. C’est assez documenté et bien souvent ça tombe juste. Après les âmes sensibles dont je suis peuvent parfois trouver cela à la limite de l’illisible.

Se sentir écartelé entre Oléron et Saint Ouen aussi. Sentir que l’on est d’ici mais que la vie est ailleurs. Se prendre à rêver d’aller au travail en vélo en passant par les marais et oublier le RER D. Se prendre à rêver d’une vie où le périphérique serait remplacé par le viaduc et le marché de Saint Ouen par celui du Château. Les aubépines par les roses trémières et la valériane. Et puis il faut bien arrêter de rêver. Et rentrer. Le Château – Rochefort – Surgères – Niort – Poitiers – Châtellerault – Tours – Blois – Orléans – Paris – Saint-Ouen. Six heures de route. Ce n’est pas si loin finalement.   

Joie grisante sur le retour de passer la barrière de péage sans payer. Les gilets jaunes avaient pris d’assaut Saint Arnoult. Du jaune, des fumigènes et des gendarmes mais surtout 23,170 euros qui resteront dans nos poches et qui n’iront pas grossier le chiffre d’affaires de Vinci Autoroutes. Drôle de pays tout de même. Drôle de pays qui conduit des hommes et des femmes à sacrifier leur dimanche après-midi pour permettre à d’autres de resquiller avec le sourire en se disant que finalement : « c’est autant que ces cons de Vinci n’auront pas ».

En notre absence le gazon est redevenu vert. Il a dû pleuvoir ici.

Digue Pacaud - Saint Trojan

Lectures


mardi 19 décembre 2017

Noël est en route

Pour la première fois de ma vie j'ai donc posé une RTT pour faire les cadeaux de Noël en semaine et en évitant (un peu) la foule du samedi.
Et en quelques heures j'en avais fini. Retour rapide à la maison. Emballage des cadeaux pour ne pas que l'amoureux ne tombe inopinément dessus et ça y est Oléron se profile au bout du pont pour les vacances qui débutent dès vendredi matin. Noël à la plage et contre le poêle.
Noël qui arrive mais sans Touptiminou... La maladie ne lui aura laissé quasiment aucun répit. Depuis son hospitalisation il n'aura passé que deux à trois semaines en forme. Puis son état se sera dégradé tellement vite. Prendre la décision de le conduire chez le vétérinaire n'a pas été chose facile mais je ne cesse de me répéter qu'il n'y avait pas d'alternative. Il souffrait trop. Maintenant il repose dans le jardin juste à côté de nous. Pour l'instant je le vois encore partout. Je m'attends toujours à tomber nez à truffe avec lui. A l'entendre trottiner lorsque nous ouvrions la porte. A le sentir grimper sur le lit dès que nous y étions. A nous suivre partout où nous nous trouvions. Nous n'avons pas rangé toutes ses affaires. Nous le ferons progressivement. Il aura vécu avec nous un an et quelques jours mais c'est comme s'il avait toujours été là. Du coup... Grand vide... 

Et pendant ce temps ce répugnant de Philippot vient d’installer le siège national de son groupuscule quasiment en face de chez nous. J'enrage rien qu'à cette idée. Le savoir là lui et sa clique de haineux. Une provocation. A Saint Ouen. 











mardi 27 septembre 2011

Atavisme

Dans la famille on aime les travaux. Alors que nous n'avons pas encore terminés ceux de Saint Ouen. Mes parents ont décidé de lancer ceux du Château d'Oléron pour une maison "toute neuve" pour l'été prochain (si tout se passe bien... et en matière de travaux...)
Pour suivre l'avancée des travaux c'est ici. Et les travaux, ça commence toujours par vider la maison puis démolir.