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vendredi 21 janvier 2011

Cachoteries

Je ne pense pas vous l'avoir dit mais pour fêter le nouvel an et le passage à 2011, nous avions loué avec des amis un riad à Marrakech. Nous avons donc passé une semaine formidable sous le soleil du Maroc dans cette ville magnifique que nous connaissions déjà mais dans laquelle nous sommes revenus avec toujours autant de plaisir. La dernière fois c'était en novembre 2007 et déjà je racontais notre périple dans le sud marocain
Plaisirs gustatifs, plaisirs du soleil, plaisirs des rencontres, plaisirs de la piscine, plaisirs des yeux...


















vendredi 7 décembre 2007

Essaouira et bye bye Maroc

Dernière étape de notre voyage : Essaouira. Avant cela il nous faudra prendre le bus de 19h00 à minuit pour relier Taroudannt à Essaouira. Nous allons donc voyager de nuit ce qui n’est pas sans risque (mais nous sommes jeunes et forcément quant on est jeune et bien on ne peut pas mourir CQFD et vice et versa). Finalement le voyage se révélera être un calvaire sans nom (entendons nous bien maintenant on en rigole hein ! Y’a pas eu mort d’homme non plus !).
Donc le bus démarre de Taroudannt à l’heure, le véhicule est correct sans être propret, faut pas déconner non plus. Quelques secondes après notre départ il se met à faire orage et des trombes d’eau s’abattent sur la route et sur le bus qui manifestement n’a pas été conçu pour ça puisqu’il n’est pas étanche, ben oui il pleut à l’intérieur (je pense déjà à l’état de mes affaires dans le coffre du bus). Les marocains doivent être habitués puisqu’ils mettent des capuches à l’intérieur du bus, mais nous, nous nous mouillerons sans pouvoir nous abriter autrement qu’avec le journal ! Au bout d’une heure trente de trajet, premier étonnement on nous fait débarquer à Agadir en nous indiquant qu’il faut changer de bus (ce qui n’était pas prévu au moment de l’achat des billets). Deuxième étonnement il faut payer à nouveau de bagagiste alors qu’il s’agit de la même compagnie. Troisième étonnement le bagage nous a toujours été facturé depuis notre arrivée au Maroc 10 dirhams et bien là le prix double à 20 dirhams le bagage. Quatrième étonnement notre nouveau bus pue la merde (sisisi je vous jure), on y voit pas à un mètre à cause de la poussière en suspension (d’ailleurs on a aussi du mal à respirer). Cinquième étonnement je me demande bien comment la poussière peut rester en suspension dans la mesure où le toit de bus est une passoire et qu’il pleut autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Sixième étonnement une bagarre éclate dans le bus, tout le monde s’en mêle (sauf la police pourtant omniprésente dans la gare de bus) et pendant ce temps là, ben on ne roule pas (nous sommes toujours à Agadir à 22H00). Septième étonnement après que quelques poings sur la gueule se furent échangés, le chauffeur décide de ne pas démarrer (ben oui ça le fait chier, il pleut, y’a eu une baston donc il est contrarié). Huitième étonnement personne ne dit rien dans le bus (même pas une petite bronca du style : putain on a payé nos billets, on a déjà trois heures de retard et en plus vous êtes rien que des privilégiés avec des régimes spéciaux itou, itou… Non rien).
Finalement on démarrera à 22H30. Coup de fil via le portable d’Alexandre pour indiquer à l’hôtel que nous n’arriverons pas avant 3H00 du matin ! Le réceptionniste nous rassure, le gardien sera mis au courant de notre arrivée très matinale… Au moins nous aurons un lit.
Je passe ici sur ces cinq heures de trajet sur des routes côtières tortueuses avec un bus pourri sous une pluie battante et avec un chauffeur j’en suis persuadé, suicidaire. Nous avons croisé un nombre incalculables de voitures dans les fossés cette nuit là et deux camions retournés au milieu de rien… Bref je pense sincèrement que cette nuit là nous avons un peu joué avec notre vie (mais on s’en fout on est jeunes et immortels).
En arrivant sur Essaouira je consulte le guide est m’aperçois que la gare routière est un peu éloignée de la Médina où se situe notre hôtel… Et à 3H00 du matin à coup sur il n’y aura pas grand monde dans les rues pour nous indiquer le chemin… Finalement nous discutons avec un homme qui était aussi dans le bus et qui connaît notre hôtel et nous y accompagne (il était content de savoir que j’étais originaire de La Rochelle ville jumelée avec Essaouira, et puis il était tout simplement extrêmement gentil). Il nous apprendra également qu’il prend ce bus toutes les semaines depuis 1977 et que c’est toujours le même bus (même que c’est « un bon bus » comme il dit).
Je crois que je n’ai jamais été aussi heureux lorsque le gardien à ouvert notre chambres et que j’ai vu le lit qui m’attendait… Huit heures pour faire 230 kilomètres : un record !Nous avons passé deux jours à Essaouira. Le premier dans un ambiance météorologique orageuse et le deuxième sous un grand ciel bleu ! La lumière est magnifique dans cette ville. Dommage qu’on ait parfois l’impression d’être à Disneyland vu la concentration de touristes au mètre carré… Si on arrive çà faire abstraction de ça et bien je pense sincèrement qu’Essaouira est un des plus bel endroit qu’il m’ait été donné de voir !



Premier jour : Essaouira sous un ciel d'orage






Le port de la ville







Les rues de la Médina

Vue du Mellah, l'ancien quartier juif de la ville aujourd'hui trés décrépi.


La Plage d'Essaouira.
Et la même ville le lendemain sous le soleil.








Les marchés alimentaires et le marché aux poissons qui attire les chats...









Et hop une série sur les mouettes
Nous repartons à Marrakech par un bus de la CTM (la compagnie nationale). Après notre déconvenue sur le dernier trajet, nous décidons de payer nos billets plus chers mais nous voulons arriver entier !
Une dernière nuit à Marrakech, un dernier tour des Souks, un dernier café au petit matin sur la place Jeema El Fna un dernier regard sur l’Atlas enneigé et retour à Paris ! Nous reviendrons…

La place Jeema El Fna au matin avant notre départ pour Paris, au fond (sisisi là bas au fond) l'Atlas enneigé...