lundi 19 décembre 2011

Philippines - De Dumaguette à Manille via Boracay (6)

C’est au moment ou survient ce terrible typhon aux Philippines que je m’aperçois que je n’ai jamais terminé le récit de notre voyage en février dernier dans ce pays si attachant.

Donc après Dumaguette nous avons entrepris un long trajet qui nous a amené jusqu’à l’ile de Boracay en passant par Bacolod et Iloilo. De Negros à Panay.

Trajet effectué en bus et en bateau pour passer sur ces trois îles. Le moins que l’on puisse dire est que ce trajet n’était pas touristique. Nous étions seuls une nouvelle fois pour contempler les paysages magnifiques de ces îles. Enfin seuls, disons les seuls occidentaux, parce qu’en réalité nous étions très nombreux dans les bus. Du sol au plafond, sur les côté et même au dessus comme d’habitude.

Bacolod s’est révélée étouffante. Nous étions dans un hôtel un peu craspouille, bourré de moustiques (en fait notre fenêtre de la salle de bains était à l’intérieur d’un poulailler, mais nous sommes hyper prudents avec la grippe aviaire…). L’avantage c’est que nous avons payé notre chambre trois fois rien, l’inconvénient c’est que nous avons à peine dormi.

Rien de particulier à voir à Bacolod et vraiment j’ai le souvenir d’une ville étouffante, construite à l’américaine avec de très longues avenues sans charme bordées de fast-food. Nous avons tout de même réussi le soir à dégoter un ensemble de rues sombres bordées de café à la musique assourdissante pour se désaltérer avec une bière fraîche.

Cet arrêt n’était pas initialement prévu, mais notre bus avait pris beaucoup de retard et il n’y avait plus de bateau pour faire la traversée vers l’île de Panay pour rejoindre la ville portuaire de Iloilo.

Un coup de taxi, nous sommes au port et embarquons pour Iloilo située juste en face de Bacolod. Finalement au premier abord les deux villes se ressemblent et Iloilo semble sans charme. Nous trouvons un hôtel le long de la rivière qui ressemble cependant plus à un égout. Pour autant à force de marcher dans les rues nous finissons par trouver le centre ancien très fortement marqué de la colonisation. Cette ville s’avère au final charmante avec son quartier du port fait de bric et de broc.

Le grand défi s’avérera cependant de trouver un restaurant pour le soir car la ville est très pauvre sur ce plan. Néanmoins nous trouvons une terrasse le long d’une avenue sans âme. Et comme d’habitude aux Philippines, la musique américaine dégoulinante, le sourire des habitants finiront par donner une chouette atmosphère à cette soirée.

Le lendemain c’est le départ pour trois jours de repos dans un palace de l’île de Boracay. Mais avant une journée de transport en bus se profile.

Boracay c’est tout d’abord une aberration écologique. Soit un confetti des Philippines avec une plage magnifique mais surtout des centaines d’hôtels qui se succèdent les uns à côté des autres. Sur cette île que des touristes, qui viennent en avion par le petit aéroport situé en face. Les européens font 14 heures d’avion pour juste venir ici sans rien voir d’autres (pour la majorité d’entre eux) des Philippines.

Après plusieurs heures de bus nous arrivons donc devant l’embarcadère pour accéder à Boracay. Nous avons chaud, nous sommes un peu exténués par le trajet et alors que nous nous apprêtions à prendre un bateau pirogue, alexandre s’aperçoit que notre hôtel : le Shangri-la possède un embarcadère à son nom.

Ni une ni deux nous entrons. Ou plutôt nous tentons d’entrer. Car il faut croire qu’après près de trois semaines à arpenter les Philippines avec notre sac à dos. Après de très longues heures de bus non climatisés. Habillés de débardeurs un peu avachis nous ne collons pas trop à la clientèle type de ce genre d’établissement.

Il aura donc fallu dégainer notre réservation pour avoir le droit de rentrer dans le bâtiment. Là c’est un peu le choc de deux cultures. La salle d’attente est hyper climatisée, on nous débarrasse de nos sacs cradingues. On nous sert un rafraîchissement. Les gens qui attendent le bateau privé semblent tout juste débarqués d’un avion et semblent avoir voyagés en première. Les valses sont du Vuitton, ou Samsonite…
Bref on détonne dans le paysage avec nos visages poussiéreux…

Finalement nous montons dans un hors bord, seuls à bord.
Pour chambre nous avons en fait une maison qui nous est réservée avec jardin et piscine privative ainsi qu’un accès direct à la plage.
La plage et la mer s’avéreront les plus belles qu’il m’ait été données de voir. Un vrai aquarium géant. Autant vous dire que durant trois jours nous avons pleinement profité des lieux pour nous remettre (!) de ce voyage.
Nous avons passé beaucoup de temps sur la plage ainsi qu’à profiter de notre piscine rien qu’à nous. Les différents restaurants de l’hôtel se sont avérés délicieux. Le buffet du petit déjeuner était incroyable.

Quel bonheur une fois la journée passée, de siroter une bière au bord de la piscine. Et de se coucher dans un lit si grand. La salle de bains était également incroyable. Bref un moment magique, et d’autant plus appréciable que nos conditions de voyage avaient été parfois plus que spartiates.

Nous avons donc passé 3 nuits dans ce petit paradis terrestre avant de reprendre le hors bord dans l’autre sens. Direction l’aéroport de l’autre côté. Un minuscule aéroport avec une piste absolument riquiqui. D’un côté la mer, de l’autre la montagne. Bref on sert les fesses et on croise les doigts pour que l’avion veuille bien s’envoler très vite.

Une heure plus tard nous sommes de retour à Manille. Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un hôtel et finalement nous nous retrouvons dans le même hôtel que le jour de notre arrivée, donc dans le même quartier. Nous retrouvons Manille avec plaisir. Un vrai grand plaisir que de marcher sur le front de mer au coucher du soleil malgré la puanteur des eux. Le lendemain nous nous envolons pour Paris.

Avec plus de dix mois de recul je garde de ce voyage un excellent souvenir comme à chaque fois à dire vrai. Bien que beaucoup de gens aient eu l’air étonné que nous allions aux Philippines je ne regrette absolument pas d’avoir découvert ce pays un peu à l’écart des circuits touristiques. Un voyage finalement très nature où nous avons pu comme à chaque fois profiter de la chaleur et de l’humidité que j’aime tant. Un seul bémol la nourriture, finalement assez peu variée et surtout pas terrible terrible.

Il en sera différemment dans deux mois pour notre prochain départ pour le Cambodge et la découverte de Bangkok, ville dans laquelle nous passons depuis des années sans jamais nous y arrêter. 

 La gare de bus de Dumaguette en direction de Bacolod

 Notre chambre à Bacolod ainsi que la salle de bains avec un système de chauffage de l'eau somme toute assez sommaire. La fenêtre donnait sur l'intérieur d'un poulailler...
 Bacolod la nuit...

 Et Bacolod le jour...
 Une des rues un peu triste de Iloilo
 Les petites maisons le long du port de Iloilo
 J'ai failli m'éclater la tête sur cette jetée qui glissait à mort




 Les rues de Iloilo, qui gardent pour certaines, un certain charme colonial.
 L'embarcadère pour l'île de Boracay
 notre hôtel, le Shangri-La vu de la réception






 Oui tout ça c'était rien que pour nous et exclusivement pour nous. J'oubliais également que le mini bar était rempli à volonté que nous bénéficions de fruits à volonté ainsi que de petits gâteaux à l'heure du thé. Et pour couronner le tout un majordome à notre service exclusif. What else ?




 La mer... incroyable


 L’aéroport pour rentrer à Manille. Petit tout petit. 
 Boracay vu du ciel
 Des maisons flottantes de pêcheurs dans la baie de Manille
 Manille avant l'atterrisage

Dernier coucher de soleil sur la baie de Manille avant le retour sur Paris... pas envie.

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