lundi 22 avril 2013

140 signes

Comme beaucoup je délaisse un peu mon blog. Non que je l'aime plus. J'y tiens à mon endroit numérique personnel. Peut être par manque de temps. Par manque d'inspiration. Par peur de me répéter. Je délaisse mon blog pour la facilité des 140 signes balancés dans la nature du world wild web. Pourtant je ne peux pas tout y dire. Vous dire que je suis l'heureux tonton pour la troisième fois et cette fois ci d'une petite fille qui s'appelle Joséphine née le 13 avril. Vous dire que les fleurs du jardin sont enfin sorties de leur léthargie hivernale et qu'il est bon de manger à nouveau dehors le week-end aux sons du marché aux puces (et puis un peu du périph' aussi mais en faisant un petit effort d'imagination on pourrait penser qu'il s'agit de la mer). Vous dire que j'ai repris dimanche la course pour le premier 10 km de la saison (oui pour moi la saison des courses reprend en avril... suis frileux) et que j'ai manifestement perdu un peu en endurance.
Vous dire aussi que je ne supporte plus le climat de haine qui se déverse chaque semaine dans les rues de Paris contre ce que je suis. Que parfois j'ai envie d'hurler contre ces fauteurs de haine. Contre ceux qui tolèrent à peine la différence mais ne l'acceptent pas.
Vous dire que les déballages de patrimoine ne me font ni chaud ni froid mais que l'on attend toujours la politique de gauche pour laquelle ces ectoplasmes de socialistes ont été élus. Vous dire que tout cela est totalement déprimant.
Vous dire que j'ai essayé de courir derrière un arracheur de sac à main sans pour autant avoir réussi à le rattraper (d'un autre côté allez rattraper un mec qui court lorsque vous êtes chaussés de chaussures de ville et que vous êtes pronateur).
Vous dire que dans ma ville la campagne pour les municipales est déjà lancée et qu'entre les cocos fatigués par 50 de pouvoir, les socialistes qui ne sont socialistes que de nom et dont les dents rayent le parquet, les écolos inexistants, la droite caricaturale... Et que ça me laisse augurer d'un grand moment de perplexité dans l'isoloir.
Vous dire que dans peu de temps j'aurai 36 ans et qu'allez savoir pourquoi j'ai un peu de mal à y croire moi qui crois toujours avoir 25 ans et qui n'ai pas vu les 10 dernières années passer.
Vous dire que j'ai hâte de revenir à Oléron pour déguster des huîtres dans le petit jardin clos de murs de pierre à l'abris du vent.
Vous dire aussi que tout va très bien.  

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