Je viens de finir le livre d’Olivier Adam « Les
lisières ». C’est la première fois que je lisais un ouvrage de cet auteur.
Impression étrange d’un livre que j’aurai pu écrire. Bien sûr pas avec le même
talent. Non la simple impression de ressembler à l’auteur, au narrateur, au
principal personnage. Je ne sais plus.
Une similitude sur la mélancolie
qu’inspire la grande banlieue pavillonnaire. Zone indéfinie. Ni la ville ni la campagne. Des vies
qui se ressemblent. Le personnage du livre en est comme moi à détester les
lumières émanant des plafonniers. C’est la première fois que quelqu’un d’autre
que moi exprime une telle aversion pour la lumière crue descendante. Je déteste
la lumières des plafonniers tant est si bien que je multiplie les lumières
indirectes partout dans la maison diffusant un très faible éclairage
aboutissant au bout du compte à la quasi obscurité.
Et ce n’est pas la seule
similitude entre le personnage et moi-même. J’ai beaucoup aimé ce livre même
s’il n’est pas exempt d’une certaine caricature de ce que pourrait être une
certaine vision de gauche de la
société. Et finalement est ce que nos modes de vie ne sont
finalement pas assez semblable à ceux que nous voulons à tout prix éviter.
Est-ce que le fait de faire la queue durant des heures pour les brunchs de Rosa
bonheur n’est pas assimilable à la queue du samedi aux caisses d’Auchan ?
Dimanche il y avait aussi manif’
dans les rues de Paris. Elle avait une sale gueule cette France là. La gueule
des sous entendus homophobes sous couvert des « mais j’ai de très bons
amis homos ». J’ai comme un doute. Comment pourrait-on être amis avec des
gens qui vous refusent des droits. Comment pourrait-on partager un repas avec
des « amis » qui considéreraient que vous ne seriez pas en capacité
d’élever des enfants ? Personne n’est dupe au final du simple fait que les
manifestants de dimanche fantasment sur une famille qui n’existe pas et n’a
jamais existé. Chaque famille est unique et il n’existe pas un cadre qui
favoriserait plus ou moins les enfants si ce n’est le désir de leur transmettre
des valeurs susceptibles de les rendre heureux dans la vie.
Sinon j’ai la tête en Birmanie…
2 commentaires:
Pour moi Olivier Adam est vraiment l'écrivain de la banlieue telle que je l'ai connu. A cet égard ses bouquins me parlent toujours comme rarement.
On trouve encore beaucoup de plafonnier au néon dans les cuisines de campagne. Surtout chez les personnes âgées... pour lire le journal devant le bol de café au lait?
Beaucoup en Espagne également et je fus surpris de leur nombre, lors de nos vacances, tant au Yucatán que dans les Antilles: cuisines, salons et vérandas... Peut-être comme la preuve, ou le souvenir, d'avoir atteint un certain niveau de confort. Personnellement, cette lumière crue me faut toujours penser à une morgue...
Chaque famille est unique, comme chaque individu, mais si nous faisons tous la queue c'est que nous sommes aussi - ainsi que le souligne régulièrement Miss Marple dans ses enquêtes - pas si différents les uns des autres.
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