Et comme bien souvent il a fallu
prendre le bus. Pour quitter la
ville. La station de bus se trouve près du marché municipal.
Un coup de tuk tuk.
Direction la ville de Kep au bord
du Golfe de Thaïlande. A 160
kilomètres de Phnom Penh. Le voyage s’est avéré très
agréable et la compagnie finalement assez confortable (Sorya transport).
Kep c’est un village. Mais un
village très étendue. La ville possède une drôle d’atmosphère. Il s’avère en
effet que durant la colonisation c’était une station balnéaire chic et prisée.
En 1975 avec les Khmers Rouges l’ensemble des belles maisons coloniales des
années 30 qui se trouvaient le long du bord de mer ont été incendiées.
Et tout est resté en l’état. Les
maisons sont squattées pour la plupart mais n’ont pas été rénovées ni même
bricolées.
Du coup se dégage de l’endroit
une très forte nostalgie ainsi qu’une forme de tristesse sous les cocotiers.
Nous avons logé dans un hôtel sur
les hauteurs de Kep à proximité du marché aux crabes. Car à Kep est situé une
petite merveille. Le Kimly restaurant. Ce restaurant sert les crabes qui sont
péchés juste devant la baraque sur pilotis.
La nourriture est tout simplement
délicieuse pour un prix plus que raisonnable (en fait c’est donné). C’est bien
simple nous sommes restés trois jours à Kep et nous y avons mangé six
fois !!!
Le Routard indique que c’est très
certainement un des meilleurs restaurant d’Asie du sud Est dans sa catégorie.
Et je crois que l’on ne peut que souscrire à cette affirmation.
Mais à part manger qu’avons-nous
fait à Kep. Et bien nous avons loué une moto pour parcourir la campagne qui est
superbe. Longer la côte magnifique et qui a l’avantage de ne pas connaître de
déferlante touristique. Ici rien que des plages abandonnées avec des petits
villages de pêcheurs.
Nous avons également parcouru des
plantations de poivriers. Le poivre de Kampot est en effet connu comme un des
meilleurs du monde et c’est vrai. Du coup le crabe sauté au poivre de Kampot
servi au Kimly et bien… c’est une tuerie.
Nous avons visité une grotte
également qui servait de lieu d’exécution aux khmers rouges, transformé
aujourd’hui en lieu de recueillement.
Insolite aussi nous avons
découvert un paysage de marais salant façon île de Ré tout à fait étonnant.
Nous nous sommes aussi beaucoup
perdus pensant nous diriger vers la mer nous nous sommes retrouvés à la
frontière vietnamienne.
Nous sommes tombés en panne
d’essence et avons eu la chance de trouver un homme parlant français qui nous a
aidés et qui a accepté que nous lui achetions un litre pour nous permettre de
rejoindre le vendeur le plus proche (saleté de jauge cassée).
Nous avons mangé de la poussière,
beaucoup de poussières, énormément de poussière, une quantité astronomique de
poussière. Les routes goudronnées ne sont en effet pas nombreuses au Cambodge
et lorsqu’un camion nous doublait nous nous retrouvions dans un nuage rouge
épais. A notre arrivée à l’hôtel le premier soir nous étions recouverts de
poussière et avons eu beaucoup de mal à la décoller de notre peau à cause de la
chaleur et de la sueur accumulée.
Nous avons également passé une
journée sur l’île aux lapins au large de la ville pour profiter de plages
magnifiques et désertes et donc de l’eau qui s’est avérée plus chaude que
l’air…
Kep c’était l’étape tranquille,
calme et balnéaire du voyage. Retour à Phnom Penh pour un changement direction Kampong
Cham à l’ouest du pays sur les rives du Mékong.
Le front de mer de Kep avec ses restaurants sur pilotis
Des plages abandonnées, préservées de toute construction, mais un peu cradingues quand même
Des poivriers
Le ponton de Kep pour les départs vers l'île aux lapins située en face
Une maison coloniale abandonnée depuis les Khmers
Les pêcheuses au crabe de Kep
Les paysages de l'île aux lapins
Une agence de tourisme de Kep en plein air
Une autre des nombreuses maisons abandonnées ou squattéesLe front de mer
On se croirait presque à l’île de Ré


























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