Les socialos de notre belle capitale déposent actuellement à l’ordre du jour des différents Conseils d’arrondissement des vœux relatifs à la mise en place de la vidéosurveillance. Non pas pour la dénoncer mais pour la réclamer. Le Maire de Paris a déjà envoyé à deux reprises la flicaille pour expulser les exilés de leurs maigres abris dans le jardin Villemin et le voilà maintenant qui réclame la multiplication des caméras qui de « vidéosurveillance » passent à « vidéoprotection ». Il n’y a finalement pas que Besson qui joue les valets du Sarkozisme, les membres PS de la ville de Paris sont également dans la course. Je vous copie colle le projet de vœu, un modèle de faux-culterie de haute voltige.
Vœu relatif à la Vidéoprotection pour Paris
1. Considérant que par lettre de mission du 30 juillet 2007, le Président de la République a chargé le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales de mettre en œuvre un plan national d’équipement en vidéoprotection, et qu’il est de la compétence de la Préfecture de Police de Paris de le déployer sur le territoire de la capitale,
2. Considérant que le Plan de vidéoprotection pour Paris répond aux objectifs limitativement énumérés par la loi du 21 janvier 2005 modifiée, en particulier ceux de lutte contre le terrorisme et la délinquance, de maintien de l’ordre public et de régulation du trafic routier, /
3. Considérant que la réalisation de ce projet vient aussi compléter le dispositif couvrant déjà le réseau de transport RATP et SNCF de Paris et sa banlieue,
4. Considérant qu’il s’agit d’ajouter 1226 caméras supplémentaires aux quelques 445 caméras propriété de la Ville de Paris déjà implantées sur la voie publique et aux abords des équipements municipaux, et qu’au terme de ce projet le nombre de caméras restera en tout état de cause raisonnable et très nettement inférieur aux dispositifs massivement déployés dans d’autres agglomérations, en particulier anglo-saxonnes,
5. Considérant que les phénomènes de violence ont pour principales victimes les habitants les plus modestes, et que notre municipalité a pour ambition d’être au service de tous les Parisiens sans distinction aucune,
6. Considérant que le Maire de Paris et son équipe se sont engagés collectivement par le programme de mandature de 2008 à soutenir un dispositif de vidéoprotection raisonné et protecteur des libertés publiques, et qu’un tel dispositif est prévu au Contrat Parisien de Sécurité signé par le Maire de Paris,
7. Considérant que la Ville de Paris participera à ce projet par le financement des travaux de génie civil pour la part des caméras intéressant directement ses compétences, telles la circulation routière et la surveillance des équipements municipaux,
8. Considérant néanmoins que tout dispositif de sécurité doit être encadré, et qu’en ces termes notre municipalité s’est engagée à protéger les libertés fondamentales de chacun,
9. Considérant que la Ville de Paris a souhaité apporter des garanties supplémentaires au dispositif législatif et réglementaire de protection des libertés publiques, à savoir une charte d’éthique et la constitution d’un Comité d’éthique indépendant, destinés à renforcer la clarté de l’information et à soutenir les démarches de chacun dans ses requêtes officielles,
10. Considérant que les Parisiens sont les premiers à devoir s’exprimer sur un tel sujet, une concertation suivie a été menée au sein de chaque arrondissement selon la forme souhaitée par leur maire, et dont le résultat s’est avéré satisfaisant, les demandes de suppression, de déplacements et d’ajouts de caméras ayant été entendues par les services concernés dans l’immense majorité des cas,
11. Considérant de surcroît que la vidéoprotection n’est qu’un des éléments de la réussite d’une véritable politique de sécurité, globale, humaine et de proximité, et qu’en ces termes, la mise en place d’un tel dispositif ne saurait s’accompagner d’une réduction des effectifs policiers sur le terrain, seuls garants d’une sécurité efficace,
12. Considérant que le décret du 24 juillet 2009 relatif à la création de la police d’agglomération nous fait craindre un redéploiement des effectifs de police au détriment de la capitale, C’est pourquoi, sur proposition des élus socialistes, le Conseil d’arrondissement émet le vœu :
- que la sécurité en tant que politique préventive et globale soit une priorité réaffirmée de l’action de la Ville de Paris,
- que tous les dispositifs destinés à protéger les libertés individuelles, et en particulier la Charte d’éthique et le Comité d’éthique, soit respectés et évalués,
- que le Préfet de Police de Paris s’engage devant notre Conseil à garantir le maintien des effectifs de police à Paris, et apporte régulièrement toutes les informations relatives à l’état des effectifs opérationnels sur le territoire de la capitale.
A gerber !
Vœu relatif à la Vidéoprotection pour Paris
1. Considérant que par lettre de mission du 30 juillet 2007, le Président de la République a chargé le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales de mettre en œuvre un plan national d’équipement en vidéoprotection, et qu’il est de la compétence de la Préfecture de Police de Paris de le déployer sur le territoire de la capitale,
2. Considérant que le Plan de vidéoprotection pour Paris répond aux objectifs limitativement énumérés par la loi du 21 janvier 2005 modifiée, en particulier ceux de lutte contre le terrorisme et la délinquance, de maintien de l’ordre public et de régulation du trafic routier, /
3. Considérant que la réalisation de ce projet vient aussi compléter le dispositif couvrant déjà le réseau de transport RATP et SNCF de Paris et sa banlieue,
4. Considérant qu’il s’agit d’ajouter 1226 caméras supplémentaires aux quelques 445 caméras propriété de la Ville de Paris déjà implantées sur la voie publique et aux abords des équipements municipaux, et qu’au terme de ce projet le nombre de caméras restera en tout état de cause raisonnable et très nettement inférieur aux dispositifs massivement déployés dans d’autres agglomérations, en particulier anglo-saxonnes,
5. Considérant que les phénomènes de violence ont pour principales victimes les habitants les plus modestes, et que notre municipalité a pour ambition d’être au service de tous les Parisiens sans distinction aucune,
6. Considérant que le Maire de Paris et son équipe se sont engagés collectivement par le programme de mandature de 2008 à soutenir un dispositif de vidéoprotection raisonné et protecteur des libertés publiques, et qu’un tel dispositif est prévu au Contrat Parisien de Sécurité signé par le Maire de Paris,
7. Considérant que la Ville de Paris participera à ce projet par le financement des travaux de génie civil pour la part des caméras intéressant directement ses compétences, telles la circulation routière et la surveillance des équipements municipaux,
8. Considérant néanmoins que tout dispositif de sécurité doit être encadré, et qu’en ces termes notre municipalité s’est engagée à protéger les libertés fondamentales de chacun,
9. Considérant que la Ville de Paris a souhaité apporter des garanties supplémentaires au dispositif législatif et réglementaire de protection des libertés publiques, à savoir une charte d’éthique et la constitution d’un Comité d’éthique indépendant, destinés à renforcer la clarté de l’information et à soutenir les démarches de chacun dans ses requêtes officielles,
10. Considérant que les Parisiens sont les premiers à devoir s’exprimer sur un tel sujet, une concertation suivie a été menée au sein de chaque arrondissement selon la forme souhaitée par leur maire, et dont le résultat s’est avéré satisfaisant, les demandes de suppression, de déplacements et d’ajouts de caméras ayant été entendues par les services concernés dans l’immense majorité des cas,
11. Considérant de surcroît que la vidéoprotection n’est qu’un des éléments de la réussite d’une véritable politique de sécurité, globale, humaine et de proximité, et qu’en ces termes, la mise en place d’un tel dispositif ne saurait s’accompagner d’une réduction des effectifs policiers sur le terrain, seuls garants d’une sécurité efficace,
12. Considérant que le décret du 24 juillet 2009 relatif à la création de la police d’agglomération nous fait craindre un redéploiement des effectifs de police au détriment de la capitale, C’est pourquoi, sur proposition des élus socialistes, le Conseil d’arrondissement émet le vœu :
- que la sécurité en tant que politique préventive et globale soit une priorité réaffirmée de l’action de la Ville de Paris,
- que tous les dispositifs destinés à protéger les libertés individuelles, et en particulier la Charte d’éthique et le Comité d’éthique, soit respectés et évalués,
- que le Préfet de Police de Paris s’engage devant notre Conseil à garantir le maintien des effectifs de police à Paris, et apporte régulièrement toutes les informations relatives à l’état des effectifs opérationnels sur le territoire de la capitale.
A gerber !
3 commentaires:
Mais qui va donc regarder nos aventures ? :)
Alors que les bouquets de mimosa, ça, ça marche !!! ^^
Mais quelle mémoire !!! Finalement notre action du mimosa contre des caméras a marqué les esprits !
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