vendredi 13 mars 2009

Paris Hanoi - Via Bangkok - Jour 1

Et c’est parti… Quitter le travail à midi, c’est comme retrouver les samedis matin de son enfance, et là ce n’est pas pour retrouver l’école le lundi matin sous un ciel gris d’hiver parisien, non c’est pour partir trois semaines sous les latitudes tropicales puis subéquatoriales au Vietnam. Trois semaines pour visiter le pays du nord au sud. Donc, quitter le travail à midi, ranger et nettoyer la maison, faire le sac (toujours au dernier moment), prendre une douche et hop à 15h30 on embarque dans le RER direction Roissy. C’est fou comme la gare du Nord selon que l’on y passe pour prendre son train train quotidien pour se rendre au travail ou selon que l’on prenne le RER direction l’aéroport n’a pas la même saveur !

Enregistrement des bagages puis glandage dans l’immensité de l’aérogare 2E. Le 747-400 est là, il nous attend !
Décollage à 19H35. En retard pour cause de dégivrage de l’appareil ! Puis quinze heures de vol avec escale technique à Bangkok. Arrivée à Hanoï à 16H00 avec six heures de décalage horaire.
Passage de la douane, gentiment austère. Etoile rouge, faucille et marteau, austérité militaire nous y sommes ! Récupération des bagages une heure d’attente avec l’angoisse de ne pas voir arriver nos sacs (à San Francisco c’était presque rigolo, ici la perte des bagages aurait pu s’apparenter à une catastrophe, même pas un American Apparel pour refaire le stock de slips).
Le chauffeur de l’hôtel que nous avions réservé par internet via le Guide du Routard nous attend.
Nous sortons de l’aéroport. Souffle coupé, choc… Il fait très très très chaud ! Et très humide. Rien à voir avec les périodes de mousson, mais venant d’Europe l’humidité est tout de même saisissante. Quarante kilomètres pour atteindre notre hôtel soit une heure de route. Hanoï se découpe au loin, dans la grisaille. En effet au nord du Vietnam en hiver il fait chaud, mais toujours un peu grisouille. La route est défoncée et a le charme de l’Asie, encombrements perpétuels, matériels roulants non identifiés, animaux, bruit, poussière. Pas de doute nous y sommes.
Le chauffeur nous dépose devant notre hôtel qui finalement n’est pas vraiment l’hôtel choisi. Et bien oui ici, des hôtels différents peuvent porter le même nom. Tant pis, finalement celui-ci est moins cher, mieux placé (en plein cœur du quartier des 36 rues, le vieux Hanoï typique) et très propre. Nous avons une terrasse et pouvons regarder le soleil se coucher sur Hanoï. Au Vietnam le soleil se lève à 5H00 et se couche à 17H00 sans grande variabilité du fait de la proximité avec l’Equateur. Il fait déjà nuit et notre première journée est quasiment terminée. Le temps de prendre une douche salvatrice, nous compulsons le guide pour trouver un bar sympathique. Il fait chaud, malgré la tombée de la nuit, c’est l’été en hiver. Deux bières à la terrasse d’un café 20 000 dongs (même pas 50cts d’euros). Puis direction le restaurant en terrasse pour observer la rue. Délicieuse nourriture. Les nems sont divins et les nouilles sautées excellentes.
Nous baillons. Un tour dans les rues et hop au lit à 21H00, trop crevés !
Premières heures à Hanoï et nous ne nous sommes pas fait renverser par une moto. Les 10 conseils à respecter pour traverser une rue :
- Ne pas imaginer que parce qu’un passage piétons est tracé au sol, ces derniers soient prioritaires.
- Ne pas imaginer que parce qu’un feu piéton est vert vous soyez prioritaire sur les motos qui grillent le feu.
- Une fois pris votre courage à deux mains ne surtout pas courir pour rallier le trottoir d’en face le plus rapidement possible.
- Marcher très très lentement pour laisser les motos, bus et rares voitures slalomer autour de vous.
- Fixer les conducteurs dans les yeux pour leur faire comprendre que votre vie est entre leurs mains.
- Ne pas faire de gestes brusques.
- Traverser par demi-chaussée, n’oubliez de tourner la tête une fois la première chaussée franchie.
- Avant de continuer la traversée, reprenez votre souffle.
- Prenez un air détaché, faut pas non plus montrer que vous avez peur.
- Une fois le trottoir atteint, remercier dieu d’être encore en vie et puis se préparer à traverser à nouveau...

Il est beau le 747-400
Dernière vue de Paris avant de partir

L'aéroport de Bangkok vu de l'avion

Premières images d'Hanoï avec toujours le même sentiment lorsque l'on débarque après plusieurs heures de vol, l'impression de se trouver dans un autre monde alors que nous sommes sur la même planète.

Aucun commentaire: