Alors là tu vas voir des photos, tu vas voir le ciel bleu qui fait se détacher des montagnes et des falaises magnifiques… Tu vas t’émerveiller. Sauf qu’en fait tu vas manquer l’essentiel de la Death Valley, à savoir : la chaleur. La chaleur insupportable, insoutenable et irrespirable. La température est montée pendant notre séjour jusqu’à 45°C… Tu imagines 45°C… Et bien même ça non rien qu’avec le chiffre et sans le vivre tu ne peux pas l’imaginer. D’ailleurs je ne me l’imaginais pas et aujourd’hui j’ai quasiment oublié cette sensation. Pour me la remémorer le seul moyen est de me braquer un sèche-cheveux sur la figure. Et bien oui car la sensation que l’on a lorsque l’on descend de sa Dodge hyper climatisée pour réserver sa chambre dans le seul motel de la vallée c’est de se retrouver devant un sèche-cheveux… Une sensation indescriptible…
Donc voilà. Sinon avant d’en arriver là, nous avons quitté Las Vegas sous 30°C à 9H00 du matin. Avons fait quelques courses très avantageuses dans un Outlets de banlieue. La banlieue de Las Vegas nous avons d’ailleurs eu un peu de mal à en sortir : des dizaines de kilomètres de maisons identiques en plain désert, un enfer pavillonnaire d’ennui et de désespérance. Mais comment font des gens pour vivre ici, au milieu de nulle part et pourtant toujours « en ville » ?
La vallée de la mort tu l’abordes au milieu de nulle part en roulant sur des routes désertes (tu flippes un peu en pensant à la panne ou au pneu qui crève, oui tu flippes un peu). Tu passes une montagne et puis un panneau t’indique que tu y es, tu regardes le thermomètre et oui tu sais que tu y es…
Un truc d’amerloques. Ici les parcs nationaux sont payants, mais pas de péages, juste une borne sur un parking où tu dois t’acquitter de l’octroi… Notre esprit très français a bien failli nous faire « omettre » de payer la somme due et puis nous nous sommes ressaisis, ce qui n’a pas été le cas de nos voisins italiens (tous des voleurs ceux là).
Donc à la borne tu prends le dépliant qui te présente la vallée. Première mise en garde ne faut jamais sortir sans une réserve de 3 litres d’eau par personne et de 3 litres d’eau pour la voiture. Il faut savoir couper la clim parce que sinon la voiture elle chauffe et elle claque. Il ne faut pas non plus quitter la route à pieds si la voiture est en panne, il faut appeler les secours puis pleurer (gaffe les larmes s’évaporent). Les morts de touristes imprudents on en compte par dizaines. Y’a des sales bestioles dans le coin. Il faut faire gaffe aux orages qui peuvent être d’une violence extrême. L’eau monte très vite car elle n’est pas absorbée par un sol trop sec… Bref ça fout les j’tons !
Avec tout ça, y’a très peu de pompes à essence et la voiture suce de la folie. Gaffe on t’a dit tu risques ta vie.
Dans la vallée y’a un village (quelques maisons pourries) et un peu plus loin un motel qui fait aussi épicerie et restaurant et pompe à essence (le tarif du plein correspondant à un mois de salaire).
Donc finalement nous arrivons au motel. Ca ressemble à des baraques de chantier posées au milieu de rien. La clim fait un bruit assourdissant, mais rester à l’extérieur est à proprement parler insupportable (vous pouvez pas vous imaginer je vous dis). 45°C, un vent chaud qui assèche la peau immédiatement (et bien oui on ne se rend pas compte que l’on sue et apparemment c’est ça qui est dangereux).
On se décide après une douche à aller voir le soleil couchant sur les quelques dunes de la Vallée. Bien sûr j’y vais en short et tongs… Ce n’est que dans le sable, pieds nus, très loin de la voiture que je me suis remémoré la plaquette de présentation des animaux pas sympas du coin comme les scorpions et les serpents à sonnettes… Le soleil avait quasiment disparu, la température était toujours de 45°C et j’étais pieds nus dans le sable… Gaffe, putain on m’avait pourtant prévenu de faire gaffe… Et bien sûr je suis tombé sur une de ces saloperies : un serpent à sonnettes, là planté juste là devant moi… Inutile de te préciser cher lecteur que j’ai battu à ce moment précis le record mondial du 100 mètres sous les hourra de la foule (nous étions seuls) jusqu’à la voiture… Alexandre s’est bien marré.
Après une nouvelle douche nous avons rallié le restaurant incroyablement climatisé et avons étonnamment bien mangé (sont forts ces amerloques). J’ai passé mon repas (j’suis un gars pas très drôle mais ça vous le savez) à me demander à quoi pouvait bien ressembler la vie de ces serveuses et serveurs perdus au milieu de rien, vivant toujours à l’intérieur… Etonnant.
Nous sortons du restaurant et sommes saisis ; impossible d’imaginer qu’à 23H00 il puisse faire aussi chaud : 40°C. La chaleur est toujours aussi insupportable. Comme il n’y a rien à faire dans le coin on va se coucher avec la clim’. Au petit matin sur les coups de 8H00 il fait bon : 30°C. Petit déjeuner et hop, on prend titine et on va faire le tour du coin : Zabriskie Point, Badwater (en dessous du niveau de la mer, une zone où l’eau s’est retirée et où il ne reste plus que le sel), le lieu dit de la palette du peintre (pour la couleur des roches) et même un volcan…
En fait la vallée de la mort, c’est magnifique. Bon nous n’avons pas vu de cranes d’animaux au milieu du sable, mais le mythe est bien vivant… et chaud, et en ce moment j’en rêve…

La palette des couleurs du peintre ou un truc dans le genre
Donc voilà. Sinon avant d’en arriver là, nous avons quitté Las Vegas sous 30°C à 9H00 du matin. Avons fait quelques courses très avantageuses dans un Outlets de banlieue. La banlieue de Las Vegas nous avons d’ailleurs eu un peu de mal à en sortir : des dizaines de kilomètres de maisons identiques en plain désert, un enfer pavillonnaire d’ennui et de désespérance. Mais comment font des gens pour vivre ici, au milieu de nulle part et pourtant toujours « en ville » ?
La vallée de la mort tu l’abordes au milieu de nulle part en roulant sur des routes désertes (tu flippes un peu en pensant à la panne ou au pneu qui crève, oui tu flippes un peu). Tu passes une montagne et puis un panneau t’indique que tu y es, tu regardes le thermomètre et oui tu sais que tu y es…
Un truc d’amerloques. Ici les parcs nationaux sont payants, mais pas de péages, juste une borne sur un parking où tu dois t’acquitter de l’octroi… Notre esprit très français a bien failli nous faire « omettre » de payer la somme due et puis nous nous sommes ressaisis, ce qui n’a pas été le cas de nos voisins italiens (tous des voleurs ceux là).
Donc à la borne tu prends le dépliant qui te présente la vallée. Première mise en garde ne faut jamais sortir sans une réserve de 3 litres d’eau par personne et de 3 litres d’eau pour la voiture. Il faut savoir couper la clim parce que sinon la voiture elle chauffe et elle claque. Il ne faut pas non plus quitter la route à pieds si la voiture est en panne, il faut appeler les secours puis pleurer (gaffe les larmes s’évaporent). Les morts de touristes imprudents on en compte par dizaines. Y’a des sales bestioles dans le coin. Il faut faire gaffe aux orages qui peuvent être d’une violence extrême. L’eau monte très vite car elle n’est pas absorbée par un sol trop sec… Bref ça fout les j’tons !
Avec tout ça, y’a très peu de pompes à essence et la voiture suce de la folie. Gaffe on t’a dit tu risques ta vie.
Dans la vallée y’a un village (quelques maisons pourries) et un peu plus loin un motel qui fait aussi épicerie et restaurant et pompe à essence (le tarif du plein correspondant à un mois de salaire).
Donc finalement nous arrivons au motel. Ca ressemble à des baraques de chantier posées au milieu de rien. La clim fait un bruit assourdissant, mais rester à l’extérieur est à proprement parler insupportable (vous pouvez pas vous imaginer je vous dis). 45°C, un vent chaud qui assèche la peau immédiatement (et bien oui on ne se rend pas compte que l’on sue et apparemment c’est ça qui est dangereux).
On se décide après une douche à aller voir le soleil couchant sur les quelques dunes de la Vallée. Bien sûr j’y vais en short et tongs… Ce n’est que dans le sable, pieds nus, très loin de la voiture que je me suis remémoré la plaquette de présentation des animaux pas sympas du coin comme les scorpions et les serpents à sonnettes… Le soleil avait quasiment disparu, la température était toujours de 45°C et j’étais pieds nus dans le sable… Gaffe, putain on m’avait pourtant prévenu de faire gaffe… Et bien sûr je suis tombé sur une de ces saloperies : un serpent à sonnettes, là planté juste là devant moi… Inutile de te préciser cher lecteur que j’ai battu à ce moment précis le record mondial du 100 mètres sous les hourra de la foule (nous étions seuls) jusqu’à la voiture… Alexandre s’est bien marré.
Après une nouvelle douche nous avons rallié le restaurant incroyablement climatisé et avons étonnamment bien mangé (sont forts ces amerloques). J’ai passé mon repas (j’suis un gars pas très drôle mais ça vous le savez) à me demander à quoi pouvait bien ressembler la vie de ces serveuses et serveurs perdus au milieu de rien, vivant toujours à l’intérieur… Etonnant.
Nous sortons du restaurant et sommes saisis ; impossible d’imaginer qu’à 23H00 il puisse faire aussi chaud : 40°C. La chaleur est toujours aussi insupportable. Comme il n’y a rien à faire dans le coin on va se coucher avec la clim’. Au petit matin sur les coups de 8H00 il fait bon : 30°C. Petit déjeuner et hop, on prend titine et on va faire le tour du coin : Zabriskie Point, Badwater (en dessous du niveau de la mer, une zone où l’eau s’est retirée et où il ne reste plus que le sel), le lieu dit de la palette du peintre (pour la couleur des roches) et même un volcan…
En fait la vallée de la mort, c’est magnifique. Bon nous n’avons pas vu de cranes d’animaux au milieu du sable, mais le mythe est bien vivant… et chaud, et en ce moment j’en rêve…

La palette des couleurs du peintre ou un truc dans le genre

Ne reste que du sel et un peu d'eau

Et des concrétions de sel












1 commentaire:
Photographies véritablement martiennes.
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